‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 52 sur 329 · ÉLECTION DU PRÉSIDENT · texte numérisé non relu

ÉLECTION DU PRÉSIDENT

» pensions, récompenses trop souvent accordées à la » servilité, nous mettront à même de consommer » i œuvre de notre régénération nationale. Et nous, » messieurs, en quelque position que nous soyons » placés, nous soutiendrons de tous nos vœux, de tous » nos moyens, de tous nos efforts, cette œuvre patrio- » tique, trop heureux, après son entier succès, de » nous confondre dans les rangs de ce peuple qui aura, » tout à la fois, vaincu et assuré les bienfaits de la » victoire ! Au nom du peuple bely, le Congrès natio- » nal est installé. »

Ce discours, empreint d'un mâle patriotisme, fut vivement applaudi ; le passage diplomatique avait fait surtout une heureuse impression.

Le lendemain, le Congrès forma son bureau. Les catholiques avaient offert leurs suffrages pour la présidence à M. de Gerlache, comme récompense du dévouement qu'il avait montré dans les grandes luttes de 1825 et de 1829. Les libéraux et les unionistes, croyant qu'il n'était pas prudent d'accepter dès l'origine la prédominence d'un parti, se partageaient entre deux autres anciens membres des états généraux, M. Surlet de Chokier et M. de Stassart, qui professaient un libéralisme modéré. M. de Gerlache refusa le fauteuil, et indiqua lui-même M. Surlet à ses amis ; il fut néanmoins maintenu sur les rangs (1). Au premier tour de scrutin, sur 170 votants, M. Surlet de Chokier obtint 51 voix; M. de Gerlache 51; M. de Stas-

(\) HisUfire du royaume des Pays-Bas par M. do Gerlache, 2** édition, l. II, p. 90.

Page 1