RÉUNION A LA FRANCE
rent de nommer des représentants provisoires, dont le premier acte fut de rompre tout lien avec la maison de Lorraine. Des députés furent ensuite chargés de faire connaître cette résolution à la Convention, et de demander que la république française déclarât ne vouloir traiter avec les puissances de l'Europe « qu a » condition qu'elles reconnaîtraient l'indépendance » des Belges et des Liégeois. » Non seulement la Convention éluda cette demande, mais, le 15 décembre, elle adopta un décret qui enjoignait à ses généraux de gouverner militairement les pays conquis, de dissoudre toutes les anciennes autorités, et de mettre sous le séquestre les biens des nobles, des églises et des communautés. Des agents de la Convention et du club des Jacobins se partagèrent alors notre patrie, et en même temps qu'ils forçaient les habitants, à coups de sabre et de fusil, de demander leur agrégation à la république française, ils mettaient le pays entier au pillage. Aussi les Belges, chez qui Tenthousiasme pour la France avait fait place à une haine violente et méritée, virent-ils sans déplaisir déboucher par la Meuse larmée austro-prussienne du prince Frédéric de Saxe-Cobourg. Après la défaite essuyée par Dumouriez à Neerwinden, le 18 mars 1793, les Impériaux reprirent possession de nos provinces dont larchiduc Charles (lAutriche fut nommé capitaine général. Mais cette seconde restauration fut plus courte encore que la première. La victoire remportée par JourJan à Fleurus, le 27 juin 1794, replaça la Belgique sous la main de la république ; les Impériaux repassèx'ent le