CHAPITRE VIII
Quelques jours après le vote mémorable qui sanctionnait rindépendance de la Belgique, le Congrès rendit un hommage solennel aux citoyens morts pour la patrie. Déjà, le 20 novembre, l'assemblée nationale s était rendue en corps au service funèbre qui avait été célébré en mémoire du coqite Frédéric de Mérode dans l'église de Sainte-Gudule, à Bruxelles. Au retour de cette triste cérémonie, le comte Werner, frère du héros de Berchem, déposa une proposition portant que le gouvernement provisoire serait invité par le Congrès à faire célébrer, dans la même église, un service funèbre en mémoire de tous les citoyens qui étaient morts pour leur pays. Cette proposition rappelait la loi d'Athènes qui enjoignait de faire, aux frais du public, les funérailles des guerriers morts en combattant, et de prononcer leur éloge devant le peuple. Elle fut immédiatement adoptée. En conséquence, le gouvernement provisoire décréta, le 22, qu'un service funèbre, serait célébré aux frais de l'État, le samedi 4 décembre, en mémoire de tous les citoyens qui avaient succombé