COMITÉ SECRET DU S JANVIER
pour savoir quelles sont les exclusions que la France a prononcées et qui limitent le choix du Congrès. M. de Celles répond que la France ne veut pas la réunion et qu elle refusera la couronne pour le duc de Nemours ; il ajoute qu'il n'y a pas d'autre exclusion. Plusieurs députés se prononcent cependant en faveur du duc de Nemours ;d'autres combattent Tui^ence de la proposition de M. Rodenbach. M. Rogier déclare alors que des complots se trament et qu'une prompte décision peut seule les déjouer. Un autre député ajoute que Ton signe publiquement à Gand des pétitions en faveur de la dynastie déchue.
« Nous exposerions notre responsabilité , » dit M. Devaux, « en atténuant les dangers qui nous mena- » cent. Les partis intriguent et conspirent ; le pays » souffre et s'alarme. Il n'y a qu'une voix sur la » nécessité d'en finir. C'est sous les trois couleurs D françaises que l'orangisme se réfugie en désespoir » de cause. Ce sont des traîtres qui arborent un dra- » peau étranger ! . . . »
Après une orageuse discussion, qui se prolonge pendant quatre heures, l'ui^ence est décrétée.
Dès le surlendemain, M. Raikem déposa le rapport de la section centrale sur la proposition relative au choix du chef de l'État. L'ui^ence avait été reconnue par les sections, et presque toutes s'étaient prononcées pour le choix d'un prince étranger ; elles croyaient qu'un tel choix, bien dirigé, procurerait plus d'avantages à la Belgique que celui d'un prince indigène. Les conclusions de la section centrale tendaient à la nomi-