LE DUC DE LEUCHTENBER
Le 8, le Congrès discutait la disposition contitationnelle qui défend au roi, en Belgique, d'être en même temps chef d'un autre État, sans Fassentiment des chambres. M. Pirmez, député de Charleroi, demanda la suppression de cet article, parce qu'il avait l'intention de voter pour Louis-Philippe, c'est-à-dire pour la réunion. Cette opinion ne fut pas appuyée ; mais un autre membre révéla tout à coup que des dépêches de M. Gendebien étaient parvenues dans la nuit même au comité diplomatique et avaient été communiquées à la section centrale. Après un vif débat, le Congrès décida que ces pièces seraient lues en séance publique. En conséquence, M. le comte d'Aerschot monte à la tribune et donne lecture des lettres confidentielles adressées au comité diplomatique par MM. Gendebien et F. Rogier.
Ces lettres impressionnèrent vivement l'assemblée. Plusieurs députés firent toutefois remarquer que M. Sébastiani s'était trompé en affirmant que l'Escaut était libre. D'autres demandèrent que l'on mît le roi de Hollande en demeure de lever le blocus du fleuve, puisqu'on était sûr de l'appui de la France. Les cris de : guerre à la Hollande ! retentirent de nouveau dans l'assemblée. Toutefois la majorité, prudente et sage, recula devcmt la responsabilité d'une déclaration prématurée. Elle espérait, suivant la promesse faite peur des membres du comité et par lord Ponsonby luimême, que l'Escaut serait définitivement libre le 20 janvier.
Sur ces entrefaites une autre candidature venait de