‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 83 sur 329 · LE DUC DE LEUCHTENBERG · texte numérisé non relu

LE DUC DE LEUCHTENBERG

surgir et de rallier un grand nombre d'adhérents ; c était celle d* Auguste-Charles-Eugène-Napoléon, duc de Leuchtenberg, fils mné d'Eugène de fieauharnais et de la princesse Amélie de Bavière. Un ancien et fidèle serviteur de Napoléon l^, M. le duc de Bassano , avait le premier jeté les yeux sur ce prince et appelé sur lui lattention de M. le baron de Stassart. A cet effet, il lui avait envoyé, dès le principe, M. Goubaud, ancien dessinateur du cabinet impérial. M. de Stassart répondit que le fils du prince Eugène avait toutes ses sympathies, mais que les Belges avaient besoin de liens plus intimes avec la France, et qu'aussi longtemps qu'il lui serait permis d'espérer de voir les deux pays sous le même sceptre, il ne pourrait donner les mains à d'autres combinaisons. Dans la pensée de M. de Stassart, il n'y avait alors de résultat convenable, pour la Belgique, qu'une quasi-réunion, de manière à garantir la prospérité de Bruxelles au moyen d'un prince français, qui eût été gouverneur général des provinces belges. Mais lorsqu'il fut démontré à M. de Stassart que Louis-Philippe ne réaliserait point ce vœu, et que chaque jour de nouveaux candidats sans consistance seraient inscrits sur la liste des prétendants, il proposa le choix du duc de Leuchtenberg à quelques-uns de ses collègues. Bientôt il put mander à M. de Bassano que le fils d'Eugène de Beauharnais aurait des chances. Fidèle aux souvenirs de la première partie de sa vie, aux tralitions de lempire français qu'il avait servi avec honneur, M. de Stassart voyait confusément dans le choix du duc de

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