‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 90 sur 329 · LES LIMITES SOI · texte numérisé non relu

LES LIMITES SOI

et de contrecarrer une politique trop intéressée et même déloyale (1). En profitant des dispositions favoraïûes du ministère anglais, on pouvait espérer de mener les affaires de Belgique à bonne fin ; mais, de ce côté aussi, tout dépendait du choix du chef de FÉtat.

Le gouvernement provisoire venait de prouver, par une démarche éclatante, qu'il était décidé à sauvegarder l'intégrité du territoire belge. Des intrigues avaient été ourdies dans le Luxem])ourg pour ébranler la fidélité et la confiance des habitants de cette province. Il importait de les neutraliser, car la défection du Luxembourg pouvait compromettre le sort de la Belgique entière. En même temps qu'il faisait approvisionner les citadelles de Namur et de Liège, le gouvernement provisoire délégua dans le Luxembourg BIM . Thorn et Nothomb qui, le 9 janvier, publièrent une proclamation où ils disaient formellement : m Nous sommes autorisés à vous déclarer, au nom du :6 gouvernement et du comité diplomatique, que vos » firères des autres provinces ne vous abandonneront » jamais, et qu'ils ne reculeront devant aucun sacrifice 9 pour vous conserver dans la famille belge. »

Cependant la conférence, avant de s'occuper de la fixation des limites de la Belgique, avait voulu décider la question de l'Escaut. Dès leur arrivée à Londres, MM. Van de Weyer et H. Vilain XIIII avaient insisté

(I) Lord Palmerslon au vicomte Granville, ambassadeur d'Angleterre à Paris, 7 janvier i83i (The Ufe of viscount Palmerston par sir H. Lytton Boiser, t. II, p. 28).

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