SIO PROTOCOLE DU 9 JANVIER
» légitimes en viennent à dire au roi légitime de ce » peuple : Vous traiterez de puissance à puissance » avec vos anciens sujets, ou je vous y forcerai par le » canon, il faut convenir que la diplomatie de ce D peuple n'a pas si mal agi dans ses intérêts. » M. Jottrand demande, au contraire, qu'une discussion soit ouverte sur le protocole, afin que, dans cette circonstance importante, le Congrès fasse connaître son opinion au comité diplomatique ; celui-ci sera libre ensuite d'agir comme bon lui semblera sous sa responsabilité. « Nous avons, » dit-il, « donné » assez de gc^es de bonne foi ; que les Hollandais en » donnent un à leur tour, qu'ils ouvrent l'Escaut, » alors nous débloquerons Maestricht ; mais jusque- » là ce serait folie d'abandonner nos avantages. » Ces derniers mots sont accueillis par des applaudissements. Il était minuit. L'assemblée décide qu'elle se réunira le lendemain dimanche, 16 janvier, en comité général, pour délibéret sur les deux pièces émanées de la conférence.
Le comité secret, ouvert le i6 à deux heures de l'après-midi, dura jusqu'à cinq heures du soir; il fut repris à sept heures, et se prolongea jusqu'à minuit et demi. Les discussions sur le parti qu'il y avait à prendre pour la Belgique furent très vives. M. Ch. Lehon exposa à l'assemblée la marche diplomatique du gouvernement provisoire depuis le 4 novembre. M. de Robaulx lut et développa une proposition tendant à protester solennellement contre toute intervention des gouvernements étrangers dans