‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 94 sur 329 · PROTOGOLE DU 9 JANVIER SI I · texte numérisé non relu

PROTOGOLE DU 9 JANVIER SI I

les affaires de la Belgique et ses relations avec la Hollande ; le Congrès, se confiant dans la sympathie des peuples pour les Belges et la cause sacrée que ceux-ci défendaient, devait déclarer que la nation allait se lever pour conserver ses droits et son indépendance.

L'assemblée n'inclina point vers ce superbe, mais imprudent défi. La majorité résolut d'inviter oflScieusement le comité diplomatique à protester seulement, dans sa réponse au protocole du 9 janvier, contre la dernière clause qui mettait la question de la reprise éventuelle des hostilités entre la Belgique et la Hollande, à la disposition exclusive des puissances. Le soir, un député d'Anvers donna communication d'une lettre écrite par le secrétaire de lord Palmerston au consul d'Angleterre pour l'informer que l'Escaut devait être libre le 20 janvier, et qu'aucune entrave ne serait tolérée par les cinq grandes puissances. Alors on décida que le blocus de Maestricht serait également levé le 20. La majorité du Congrès fut d'avis que les Belges pouvaient, sans compromettre leur révolution, donner à l'Europe cette nouvelle preuve de loyauté, malgré les raisons qu'ils avaient eues jusqu'à ce moment de se plaindre de la duplicité de leurs ennemis.

Sous la pression d'une assemblée souveraine, qui discutait hautement ses droits à la face du monde, la diplomatie belge devait nécessairement rencontrer plus d'un écueil. On a vu que, provoqué par les exigences du Congrès, le comité diplomatique lui avait communiqué les lettres confidentielles dans lesquelles

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