SIS EXPUCATION DE F. ROGIER
M. F. Rogier rapportait ses conversations avec le général Sébastiani. Cette publicité porta ombrage à ce ministre. Il déclara, dans une lettre publiée par le Messager des Chambres, le 14 janvier, qu'il ne reconnaissait pas dans les dépêches de M. F. Rogier ce qui avait été dit dans leurs derniers entretiens. Comme ministre, ajoutait-il, il n'avait jamais eu à entretenir le roi d'aucun arrangement relatif à sa famille. Le roi n avait donc pu accorder ni refuser ce qui ne lui avait point été demandé. M. F. Rogier répondit immédiatement pour manifester sa contrariété de la publicité donnée à des documents qui n'avaient pas de caractère officiel et qui étaient uniquement destinés au comité diplomatique ; mais s'il passait condamnation sur des mots qui, peut-être, n'étaient pas précisément ceux que le ministre avait pu employer, il ne craignait pas d'en appeler à ses souvenirs pour le fond même des choses. Ce débat fut transporté, le 17 janvier, à la tribune du .Congrès par M. Ch. Rogier. Il n'eut pas de peine à établir la concordance qui existait entre la lettre du chargé d'affaires du gouvernement belge en France et la dépêche de M. Rresson, lues dans la même séance. Comment donc M. Sébastiani avait-il cru devoir démentir un fait aussi bien établi? Le gouvernement français se rétractait-il? Avait-il renoncé à gêner les Relges dans le choix de leur souverain? Toutes les suppositions étaient permises, ce Nous reprenons un peu plus de liberté, » dit M. de Robaulx, « les exclusions se rétrécissent, et la » liberté s'agrandit. »