CHAPITRE XI
Le Congrès reçut, le 24 janvier, communication d'une nouvelle déclaration faite à M. de Celles par le comte Sébastiani. Elle était conçue en termes vagues et généraux. Le ministre français faisait remarquer que le choix du souverain était un acte dont dépendrait le sort futur de la Belgique ; quoique la liberté de ce choix fût absolue, le Congrès ne saurait cependant oublier, ajoutait-il, que la Belgique, au moment où elle était devenue un État indépendant, devait montrer qu elle saurait allier l'exercice de ses droits avec les égards et les ménagements qu'une sage politique conseillait relativement aux autres puissances.
La pensée réelle du cabinet du Palais-Royal fut clairement indiquée dans une lettre très intéressante expédiée, le 24, par M. de Celles au comte d'Aerschot. « La réunion à la France, » disait l'envoyé belge, « ne » se fera pas, quoi qu'il puisse arriver. Déjà les » députés du nord et autres manufacturiers s'y » opposent. C'est une chose certaine, irrévocable. » Mais avec le prince Charles de Naples et une prin-