Charles I", duc de Bourbon; — Agnès de Bourgogne
Jean, duc de Boar- Pierre, sire de Marguerite de Bourbon, meurt sans pos- Beaujeu, liéritier de bon, mariée avec Phitérité de Jeanne de Jean, son Irère, et lippede Savoie, d'abord France, de Catherine Anne de France, fille comte de Bresse et de d'.Armagnac et de de Louis XI. Bugey.
Jeanne de Bourbon- | | Vendôme, ses trois Suzanne de Bour- Louise de Savoie, femmes. bon morte sans en- mère de François I".
fants de Charles de
Bourbon, Connétable.
2. Voir les recherches d'Etienne Pasquier, liv. VI, chap. ii. — Poyet, avocat de la duchesse d'Angoulème, plaida pour la proximité du lignage, .Montholon, avocat du connétable pour la masculinité, Liset, avocat du roi, pour le droit de réversion au roi et à sa couronne. — Leurs plaidoyers se trouvent dans : J. Gorbin. Suite des droits de patronnage , in-12, Paris, 1622. — « On ne peut ennuyer plus savamment », dit Dreux du Radier.
la maison ducale de Bourbon en trois sortes : les uns venant originairement du domaine de la couronne et provenant d'apanages des enfants de France, comme le duché' d'Auvergne, et les comtés de Clermont-en- Beauvoisis et de Montpensier, et ceux-là revenoient purement et simplement à la couronne par droit de réversion (en leur qualité d'apanages) ; les seconds aussi réversibles à la couronne, comme attachés à la lignée masculine (en vertu de conventions particulières), tels qu'étoient les duchés de Bourbonnois et de Ghàtellerault elles derniers, propres et patrimoniaux et transmissibles aux filles aussi bien qu'aux maies, comme le comté de Forez et baronnie de Boannois, et les baronnies de Beaujolois et de Bombes, et plusieurs autres grandes seigneuries ^ » Or nous avons vu que ce qui pouvait être considéré comme transmissible aux femmes était dévolu au connétable par la donation testamentaire de Suzanne de Bourbon; de plus, « il tenait du droit féodal et de la constitution monarchique des apanages ce qui était réservé aux mâles' ». 11 devient de plus en plus certain, quand on envisage ce procès, que l'on avait la volonté formelle de faire revenir par un moyen quelconque ses biens à la couronne; on sent une spéculation sur le procès même. En elïet on commence par menacer; puis, aussitôt, on fait dire qu'on espère beaucoup ne pas vivre en mauvaise intelligence ; on menace encore en assurant que la justice suivra tout son cours, puis on fait observer que le mariage arrangerait tout et qu'il vaudrait mieux ne pas persévérer dans un refus; ensuite on attend un peu; enfin, lorsqu'il est bien certain que Bourbon ne cède pas, on agit, on le pousse aux partis extrêmes en confisquant ses terres d'un seul coup, sans qu'une contestation soit possible, puisqu'il est alors parti, et on couvre le tout par un
1. La Mure, Histoire des ducs de Bourbon et des comtes de Forez. Paris. Potier. MDCCGLXVIII, t. U.