Hisloive de France, t. X
roi de France ait laissé partir le connétable. « Il n'aurait pu rempècher, répondit l'empereur, tous les grands étaient pour lui. »
S'il épousait une des sœurs de Charles-Quint, Bourbon promettait de s'associer aux; forces espagnoles et anglaises ; pour sa part, il s'engageait à réunir 500 hommes d'armes et 8 à 10.000 hommes de pied. — - Ce furent les propositions que Beaurain communiqua an comte de Surrey, amiral d'Angleterre, qui commandait sur le continent les troupes d'Henri Vlll ; il partit ensuite pour l'Espagne. Des rapports plus complets s'établirent alors entre les deux monarques et le connétable. Henri VHl, très zélé au début, se montra bientôt moins enthousiaste et l'avoua en février 1523, quand Beaurain revint auprès de lui K II regrettait sa rupture avec François P'' qui l'exposait à de grands périls, l'obligeait à des armements ruineux et l'avait réduit à des sacrifices jusque-là sans compensation. U avait prêté 150.000 écus d'or à l'empereur et n'en avait pas encore été remboursé ; il n'avait pas reçu davantage l'indemnité de 100.000 écus que Fempereur s'était engagé à lui payer comme dédomuiagement de la pension aimable que lui fournissait le roi de France au temps où il n'avait pas trompé encore tout à fait l'alliance éphéjiière qu'il avait passée avec lui. Le duc d'Albany, de plus, inquiétait ses frontières d'Ecosse, et Richard de la Poole menaçait son pays d'une invasion, ce qui l'obligeait à envoyer contre l'Ecosse une armée de 30.000 hommes en pourvoyant à l'existence de cette armée par une ilotte chargée de vivres portant 40.000 soldats qu'il chargerait d'attaquer Edimbourg par mer en même temps que de surveiller le canal de la Manche, afin d'assurer ses communications entre les Pays-Bas et l'Espagno. ; il établirait de plus
i. Dépêches manuscrites de levèque de Badajoz et de Louis de Prai't, du 5 février et du 13 février 1523 (Archives de Vienne, i-ité par Mignetj.