State Papevs, t. VI, p. 113 à 120. — Dépêche de Wolsey
2. Dépêche manuscrite de Louis de Praët à Charles-Quint, S mai 1523 {Archives de Vienne, cité par Mignet).
3. Dépèches de Louis de Praët et de Jehan de Marnix à l'empereur.
— Dépêche d'Adrien de Croix (Archives de Vienne, cité par Mignet).
hommes de guerre; il ouvrirait ses villes aux confédérés qui seraient nourris par ses Etals ; on lui jurait en plus de le défendre envers et contre tous ; aucune trêve ne serait signée par le roi ni l'empereur sans qu'il y fût compris. Beaurain devait encore lui demander quels étaient à son avis les points les plus favorables à l'invasion et si ses cousins, le comte de Saint-Pol et le duc de Vendôme, ainsi que le roi de Navarre, Jeand'Albret^ partageaient ses desseins ^ Ce fut le cardinal Wolseyqui remit les articles conçus dans ce sens à Beaurain, au moment de son départ. Et, en même temps, le D' Knight, ambassadeur de Henri VIII auprès de Marguerite d'Autriche, fut chargé d'une mission semblable et de suivre Beaurain dans ses instructions. Henri VIII disait au sujet du connétable : « Le duc de Bourbon, qui est un homme d'un noble et vertueux courage, voyant combien, par le désordre, le mauvais gouvernement et l'extravagante conduite du roi François, le royaume de France est tombé dans un misérable état, surchargé qu'il est de tailles, d'exactions et d'autres impositions indignes, outre les autres grandes et journalières indignités et iniquités dont l'accable le roi des Français, et sentant que le commun peuple ne peut pas les supporter plus longtemps, il a appliqué son esprit et mis ses soins à lui donner assistance et à opérer le redressement de ces énormités \ » Il ajoutait que le duc de Bourbon s'était adressé à lui, roi d'Angleterre, pour obtenir par son aide les réformes nécessaires et qu'il ne doutait pas que beaucoup de nobles et d'hommes du peuple se joindraient à eux. — C'est le langage obligé dans un cas pareil. — Le D'' Knight se rendrait à Bàle, et, de là, sous un déguisement, jusqu'à Bourg-en-Bresse. Il avait l'ordre d'exiger surtout du connétable qu'il prêtât ser-