State papers, t. VI, p
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ment à Henri VIII, qui se prétendait l'héritier légitime de la couronne de France ^ Le docteur arriva sans encombre à Bourg-en-Bresse ; il y retrouva Beaurain, arrivé depuis le commencement de juillet, et qui s'était enfermé dans Tabbaye de Brou". — Mais le plus important des trois, le connétable, manquait au rendez- vous.
Il hésitait. Il était venu à la cour dans l'espoir qu'une dernière tentative réussirait peut-être, et le roi s'était montré assez dur, ne le faisant pas arrêter, comme nous l'avons vu, h cause de l'attitude de la noblesse-^. Malgré l'avis de son entourage, " tout plein de jeunes gens d'assez mauvais conseil et de quelques évesques qui l'incitoient plutôt à mal faire que bien », il reculait toujours. Nul doute qu'il n'ait compris l'étendue de son malheur et vers quel malheur plus grand encore il allait se précipiter; mais comment revenir à cette cour, dans une position humiliante pour son honneur, diminué et réduit à rien! Gomment offrir sa vie à un prince qui, contre toute justice, lui prenait ses terres, avant même que l'arrêt du Parlement ne fût rendu ! L'idée que François T" représentait la France, l'idée de Patrie en un mot, n'existant pas encore réellement, ne pouvait pas primer les intérêts personnels et terriens chez ce grand féodal. Oui, Bourbon envisagea les conséquences de son acte, mais il fit passer le désir de la vengeance avant toute autre considération^.
1. « Ilis supprerue and Soverain lord makint; othe and fidelitie as to the rightful inheritour of the faid crowne of France » {State Papers, p. 137) « ... et pour recevoir du duc le serment d'hommage et de fidélité par lequel il reconnaîtrait Henri comme vrai roy de France et s'engagerait à le servir et à lui obéir» [Rymer, Acta, etc., t. XIII, p. 797 (cité par Sismondij].