‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 163 sur 366 · Ce n'était d'ailleurs pas vrai · texte numérisé non relu

Ce n'était d'ailleurs pas vrai

4. Lettre de François 1", écrite de Lyon, 20 octobre (Mss. D., 4S4, f' 129). — Dans une lettre du 11 septemjjre « scellée de cire jaune sur simple queue », le roi ordonnait déjà de « faire et parfaire leurs procès et à chacun d'eux respectivement leur donner question et torture extraordinaire s'il en est besoin» (3 Mss. D., 5109, f. 6; 20; 19;.

apprit qu'il était considéré comme un des plus coupables pour avoir « conseillé, conforté et aidé Giiarles de Bourbon dans ses projets* ». En allant à Loches, escorté par d'Âubigny avec lequel il avait fait les guerres d'Italie, il avait essayé tous les moyens pour attendrir son gardien ; n'y réussissant pas, il avait fini par prétendre « que, si l'on avoit fiance en luy, il iroit quérir le connestable et le ramèneroit^ )>, Il n'eut pas plus de succès. « Sans aller plus loin, il est facile, dès à présent, de juger le caractère de l'homme; pour le bon sens, il en est dépourvu, il ne sait pas se comporter comme il convient à sa situation ; et, quant à l'habileté, il n'en montre aucune pour faire tète à son mauvais sort^. » Ce fut bien pis a Loches'' où on le soumit au régime le plus dur. On l'enferma d'abord dans une pièce réservée aux malfaiteurs, tout au haut du donjon, où le souvenir du cardinal La Balue et de sa captivité demeurait encore très vivant. Il y fut en butte à un espionnage continuel; dans son procès, il avoue s'étonner qu'on intercepte sacorrespondance ; un jour même, à bout d'exaspération, plutôt que de laisser lire une de ses lettres, il la déchire. Il pleurait sans cesse '. Il finit par tomber tout à fait malade, dans un état inquiétant de prostration et de faiblesse. Il avait une appréhension folle de l'avenir et redoutait le dernier supplice. Chaque jour, il se révéla davantage tout à fait pitoyable. — Son fils étant malade et incapable d'intercéder pour lui, il tourna son espoir vers son gendre et vers sa fille*', fort bien en cour. — Avec son gendre, il use à la fois de ruse et de tendresse, cherche à l'intéresser à sa cause partons les moyens, entremè-

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