‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 201 sur 366 · Lettre au cardinal Wolsey, du 19 septembre [Id. î · texte numérisé non relu

Lettre au cardinal Wolsey, du 19 septembre [Id. î

3. Renzo da Ceri était de la noljle maison des Orsini ; si l'on en croit Sismondi, la partie de la garnison purement militaire qui se trouvait sous ses ordres était italienne : « Il avait sous ses ordres 7.000 de ses compatriote», vieux débris pour la plupart du parti de la liberté dans les Républiques d'Italie : on y voyait des émigrés de Pise, de Florence, de Gènes, Pérouse, de Bologne, de \aples. » {llisf. des Français.)

fussent mécontents de l'inexécution des promesses qui leur avaient été faites, il en avait obtenu une levée de plus de 6.000 hommes. Deux corps de lansquenets commandés par François de Lorraine et Richard de la Poole et quelques corps d'aventuriers français avaient forlilié son infanterie; pensant n'être attaqué ni par les Anglais, ni par les Flamands, il avait fait venir la plus grande partie des hommes d'armes qui avaient défendu Tannée précédente la frontière du nord-ouest avec la Trémouille et le comte de Guise. 11 avait même appelé Henri de Navarre. — Ce fut au milieu de cette armée quele roi reçut les députés de Marseille, avec de grands honneurs, en louant leur courage et leur fidélité et en promettant d'aller bientôt délivrer leur ville. Il y fit entrer en attendant par voie de mer une petite troupe de 1.500 hommes, des vivres et de la farine. Il remit en môme temps aux envoyés de Marseille, Pierre Gepède et Jean Bègue, une lettre qu'ils devaient lire à leurs compatriotes et qui leur redonna courage.

Bourbon préparait l'assaut décisif. Rapproché petit à petit des murailles par des tranchées, il avait mis en batterie les grosses pièces venues de Toulon et les avait fait tirer sans arrêt du côté de l'ancienne brèche entre le couvent de l'Observance et la porte d'Aix; le 21 septembre, après avoir essuyé plus de 800 coups decauon, le rempart avait été abattu sur une étendue d'environ 50 pieds vers le haut, mais, comme la fois précédente, de beaucoup moins vers le bas; en tout cas 10 hommes de front pouvaient y passer et se précipiter dans la ville. Cette brèche parut suffisante à Bourbon- qui

i. [1 s'étonnait beaucoup d'une pareille résistance, car il croyait au début la prise de Marseille chose facile : «Trois coups de canon, disait-il, amèneront ces timides bourgeois à nos pieds, les clefs à la main et la corde au col. »

2. Colleccion de documentos inedi/os para la Jiisloria de Espana, t. IX, p. 4J8. — La relation de i\x;vi\ de Oznayo. — Voir la note de Mignet. p, 516.

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