‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 202 sur 366 · LIVRE m · texte numérisé non relu

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ordonna l'assaut. Les Marseillais, de leur côte', s'étaient préparés à le recevoir. « Ils occupaient en bon ordre les fortes positions et les ouvrages défensifs qui s'élevaient aux abords et sur les derrières de la brèche ; près de 6.000 soldats de toutes armes avaient été distribués dans ces divers postes. Les arquebusiers et les escopettiers, du fond des tranchées et du haut des bastions, devaient, par leurs décharges, jeter le désordre parmi les assaillants, tandis que les piquiers et les hommes d'armes les repoussaient avec des lances et des hallebardes si le feu ne les arrêtait pas. Le fossé profond qui avait été creusé entre la brèche et la ville était rempli de poudre, de matières inflammables, de machines à explosion et le bord intérieur de ce fossé était flanqué d'un rempart large et haut aussi aisé à défendre que rude à escalader. Outre les nombreuses troupes de la garnison, les habitants de Marseille en armes gardaient les ouvertures des rues barricadées et en occupaient les principales places ^ » — Les Impériaux, beaucoup moins résolus que Bourbon et sachant que les fossés étaient non seulement minés, mais garnis de pieux de fer et que d'autres avaient été creusés derrière les premiers, s'arrêtèrent dès le premier feu. Bourbon pressa en vainles lansquenets d'escalader la brèche, ils refusèrent. Pescaire les en détourna lui-même : « Les Marseillais, dit-il, ont apprêté une table bien couverte pour traiter ceux qui les vont visiter. Si vous avez envie d'aller souper en paradis, courez-y. Si vous n'y songez pas, ainsi que je le crois, et comme moi-même, suivez-moi en Italie qui est dépourvue de gens de guerre et va sous peu être menacée"^ ». Bourbon appela les Italiens et les Espagnols ; mais ils refusèrent également et il dut ramener l'armée dans ses quartiers. Son mécontentement fut considérable. Pourlapremière

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