‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 220 sur 366 · kl · texte numérisé non relu

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4UU hommes d'armes jusqu'à Belgiojoso, afin d'être renseigné sur les mouvements de l'ennemi; il se porta lui-même de San-Lanfranco jusqu'à Mirabello, ne laissant devant Pavie que ses lansquenets ; il rangea en bataille le reste de son armée, afin qu'elle fut prête à l'attaque, si Tennemi s'avançait vers la Chartreuse, à l'extrémité septentrionale du parc. C'est à la suite de ces dispositions qu'il dormit deux nuits en homme de guerre comme il l'avait déjà fait sur le champ de bataille de Marignane Mais l'armée impériale, au lieu d'avancer, tourna vers sa gauche, côtoya l'Olona et dressa son camp à l'est de Pavie. Le roi interpréta cette hésitation prudente comme un signe de crainte, ce qui lui valut un surcroît de cette confiance facile quïl ne possédait déjà que trop. On s'en rend compte par la lettre qu'il dicta le 3 février 1525''... « Et en suivant l'opinion que j'en ay tousjours eue, je croy que la derrenière chose que nosdicts ennemys feront sera de nous combattre : car, à dire la vérité, nostre force est trop grosse pour la leur... et aussi qu'ilz voyent bien que Pavye s'en va perdue s'ilz ne la réconfortent de quelque chose, et tournoyent icy autour pour les faire tenir jusqu'au dernier soupir, que je crois ne sera plus long : car il y a plus d'un moys que ceulx de dedans ne beurent vin. ne mangèrent chair nyfromaige. Nosdicts ennemis ont été baiser Milan et puis ce camp et puis s'en sont allez à Sainct-Ange... »

Les Impériaux s'étaient avancés, en revenant de Sant'Angelo, sur le côté ck^ Pavie d'oii ils pensaient pouvoir le plus facilement lui porter se(;ours. François I"' se plaça en face en se rendant de Mirabello aux abbayes qui s'étendaient à l'orient de la place assiégée. Il y établit la plus grande partie de ses troupes; les Grisons de Salis et les Italiens de Jean de Médicis gar-

1. Lettre du trésorier Babout à la duchesse d'AngouIême, 3 février 1S25 [Captivité du roi François /", p. 62}.

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