Guichardin, liv. XV. ch.ip. v
2. Guichardin, Id. — Du Bellay, p. 403 . « qui fut une grande perte pour nous, car c'estoit un grand homme de guerre ». — Voir aussi : P. Gauthiez, Jean des Bandes Xoires, ouvr. déjà cité.
3. Lettres à Charles-Quint, 21 décembre 1524, et 23 février 1525 {Arch. de Vienne). — Mignet. — Guichardin écrit qu'il en encloua trois ; il ne parle pas d'autres pièces d'artillerie.
que rarmée devait absolument être licenciée ; Bourbon, soutenu par Pescaire, le décida cependant à ne pas traiter. Il expliqua à Charles-Quint que d'ailleurs il n'avait aucune confiance ou bien peu et qu'il valait après tout mieux se battre puisque c'était courir la chance d'une victoire.
Il ne suffisait pas de décider le combat ; il fallait encore que F'rançois P'" fût contraint de le subir, et il ne pouvait pas l'être s'il ne le voulait pas, A la suite des derniers événements fâcheux qui avaient dégarni son ed'ectif, il ne désirait plus s'exposer à une bataille ; en demeurant dans son camp fortifié, il se trouvait presque assuré d'y être vainqueur au cas d'une attaque, comme l'avait été Colonna dans la position retranchée de la Bicocca. « Il n'avait qu'à y demeurer immobile pour devenir le maître définitif du Milanais par la dissolution de l'armée impériale ^ » Clément VII, qui espérait encore contre tout espoir que l'a flaire pourrait s'arranger, lui en donnait le conseil : « Le pape, écrivait Giberto au nonce qui se trouvait auprès de François P"", craint que le roi de France ne hasarde une bataille et n'y aventure tout. Il y pense nuit et jour aimant le roi très chrestien comme un vrai fils'. » 11 lui faisait affirmer, en outre, que l'armée impériale se disperserait d'elle-même faute d'argent pourvu qu'il sût attendre. — Le roi tint conseil, comme déjà précédemment, et, comme précédemment encore, Bonnivet allait donner Lavis le plus néfaste et le faire prévaloir. Les plus expérimentés des capitaines supplièrent en effet le roi de ne pas livrer bataille; ils disaient qu'en augmentant au besoin la force de la position actuelle ou en se retranchant à Binasco entre Milan et Pavie, au milieu des canaux d'irrigation, on