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282 LE CONNÉTABLE DE BOURIiON
tenir des Espagnols et n'en parle pas clans la Vie du connétable ; en réalité, il ne fait que répéter I*aul Jove, et nous avons déjà vu combien Paul Jove était sujet a caution; à eux deux, ils sont les seuls de tous les écrivains du temps à parler de la sorte. Cette précaution honteuse ne cadre vraiment pas avec les chansons que firent les Espagnols sur Bourbon après la bataille et que Brantôme lui-même rapporte dans un autre endroit. Enfin quelle vraisemblance que Bourbon, connu de toute l'armée, puisse, même en admettant qu'il l'ait voulu, agir de la sorte ! N'existant nulle part ailleurs, — sauf dans Varillas qui l'a copiée d'après Brantôme — l'anecdote doit être fausse; vraie, tous, à répo(|ue, s'en fussent saisis en France et du Bellay n'eut pas manqué de la rapporter.
Dans la nuit du 23 au 24 ^ les Impériaux commencèrent plusieurs fausses attaques, tantôt du côté du Pô et du Tessin, tantôt vers San Lazzaro. A minuit, la cavalerie fut partagée en deux corps et l'infanterie en quatre bataillons ; lepremier,composéde6.UUUliommes, dont 2.000 étaient Allemands, pareil nombre Espagnols et le reste Italiens, avait pour chef Alfonso d'Avalos, marquis du Guast ; le second, formé seulement d'Espagnols, était commandé par Pescaire ; à la tête des deux autres où il n'y avait que des Allemands, marchaient Bourbon et Lannoy ~. L'armée, partie du camp à minuit, s'avança dans cet ordre jusqu'au pied du mur indiqué que des maçons avaient commencé à saper déjà et y arriva quelques heures', deux, précise du Bellay '%