‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 232 sur 366 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

dit joyouseinent « M. de Lescun, c'est maintenant que je veux m'appeler duc de Milan'. » Il poursuivit alors les fuyards, puis arrêta un peu sa troupe pour laisser souffleries chevaux.

Les Impériaux, loin de se tenir pour battus, se reformèrent et, entraînés par Bourbon et Pescaire, se lancèrent en avant ■^; les 3.000 hommes conduits par du Guast, venus de Mirabello, s étaient joints à eux et attaquèrent l'armée française sur sa gauche, en môme temps que la cavalerie ralliée et renforcée, revenait à la charge, s'appuyant de 1.500 arquebusiers que Pescaire fit disséminer autour d'elle afin d'arrêter l'élan de la gendarmerie française. Bourbon commandait aux lansquenets de Marc Sith et de Georges Frundsberg; ils s'avançaient sur des rangs épais et serrés, ceux de Sith sur la même ligne que les troupes espagnoles, ceux de Frundsberg un tout petit peu en arrière, sur la gauche. Le sénéchal d'Armagnac fit très opportunément donner son artillerie dont la décharge meurtrière n'arrêta cependant point leur élan ; bientôt même elle ne fut plus à même de tirer, masquée par les lansquenets au service de la France et les Bandes- Noires que conduisaient François de Lorraine et Richard de la Poole. Ceux-ci eurent à lutter contre les lansquenets impériaux qui les assaillirent avec fureur; les Espagnols se jetèrent avec Sith sur leurs flancs aidés bientôt de Frundsberg. Les lansquenets au service des Bandes-Xoires ^ se battirent avec héroïsme ; aucun

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