Ranke, Histoire crAllemagtie, t. VI ; — Mignet, p
2. Bréquigny, V. 90; — et les récits de Pescaire et de Frundsberg dans Collection, etc., t. IX.
3. « Ces bandes noires, soutenues par leur propre courage, par les exhortations de Suffolk et par le désespoir où on les avait réduites (car pour les punir d'avoir pris parti dans les troupes de France, on les avait mises au ban de l'Empire), les Bandes-Xoires avaient en tête les Allemands de Bourbon qui, les regardant comme rebelles à la patrie, les combattaient avec cette terreur qu'inspire aux Allemands la rébellion quoiqu'eux-mémes fussent alors commandés par un rebelle. Le combat ne put être longtemps égal entre deux troupes si fort inégales. Bourbon fit faire aux lansquenets un mouvement décisif. » (Gaillard, t. II, p. 139.)
d'eux ne recula, <( mais ils furent enfoncés malgré leur vive résistance et périrent presque tous. Leurs deux intrépides chefs, le duc de Sutfolk et François de Lorraine perdirent la vie en combattant à leur tète'. » Varillas raconte les faits autrement, mais sans indiquer à quelles sources il puise, selon sa méthode. « Les Âlemans de Lanoy qui conduisaient l'artillerie impériale ne furent pas plus heureux à l'attaque du maréchal de Ghabannes qui les repoussa, demeura maître de leur canon, le fit enclouer et donna le loisir au roi de ranger sa cavalerie en bataille. Bourbon fut encore plus maltraité au poste des Bandes-Noires où s'étoit adressé; et comme l'inclination qu'elles avoient eue pour lui lorsqu'il étoit leur général s'étoit changée en haine par l'antipatie naturelle qu'ont les Alemans pour la rébellion-, il y eut perdu la vie sans la précaution qu'il avait prise avant le combat de se déguiser en simple soldat et de donner à porter ses armes à Pompéran qui s'étoit mis dans les troupes de Saint- Ange ^. »
Ce récit fantaisiste contredit ceux de Pescaire et de Frundsberg, de du Bellay et de Guichardin; comment de plus Bourbon et Pompérant, auraient-ils pu se mettre avec Saint- Ange puisqu'ils ne marchèrent pas ensemble et que Saint-Ange avait été tué? Du Bellay écrit en effet, après avoir montré les Suisses s'enfuyant sur le chemin de Milan au lieu d'aller attaquer, comme ils venaient d'en recevoir l'ordre, les lansquenets impériaux : «Nos lansquenets, qui ne pouvoient estre plus de 4 OU5.000 desquels avoient la charge François Monsieur de Lorraine, frère du duc de Lorraine, et le duc de Suffolc Rose-blanche, marchèrent le teste baissée,
1. Mignet, d'après les récits de Frundsberg et de Pescaire. — Breouigny V. 90. 1 b .)'
2. Comment alors, si cette phrase est juste, expliquer la facilité avec laquelle Bourbon leva des lansquenets en Allemagne.