LIVRE IV 32b
« Et pareillement qu'on lui baille la jouissance des terres et seigneuries de Gien, Creil, Vierzon, Gonnelieux, revenu des greniers à sel de Gosne, Issoudun et Saint-Pierre-le-Moustier, pour en jouir ainsi que faisait madite dame à l'heur de son trépas.
« Item demande mondit sieur de Bourbon restitution et satisfaction lui être faite des meubles et acquisitions faites tant par le duc de Berry, roi Louis XI, père de feu madite dame, que autres ses prédécesseurs appartenant à ladite dame à cause de trois successions dont elle a fait don de transport à mondit seigneur de Bourbon.
« Et pour récompense des frais et mises que mondit seigneur de Bourbon a fait depuis son départ de France, pour le recouvrement desdits pays et biens, demande lui être payée pour une fois, la somme de deux cent mille écus.
« Semblablement demande mondit seigneur de Bourbon que tous ses amis, adhérents et serviteurs, soient compris et nommés au traité et aient réparation des injures, ditTamations, pertes et intérêts, ruines de maisons et de châteaux, levées de leurs biens, meubles, dettes, chevences offices, bénéfices, capitaineries, dépeuplements de bois et de forêts, tant perçus que ceux que l'on aurait pu percevoir et autres dommages qu'ils ont reçus à son occasion et pour lui faire service, tant en leur personne que dans leurs biens, sans que par après on put, ni leurs héritiers et ayant cause, molester et poursuivre, pour quelque cas que ce soit ou affaire passée, arrêt, cause, ni autres, et par exprès soit réparé leur honneur.
« Item, que la réparation de l'honneur de M. de Saint- Vallier soit faite selon l'injure qu'il a reçue et qu'il soit mis hors de prison de pleine délivrance et liberté de corps et de biens et que ses biens lui soient restitués dans l'état où ils étaient quand ils furent pris avec entière restitution des fruits et levées d'iceux, ensemble des pertes, dommages et intérêts.
« Item, de la part dudit seigneur de Saint- Vallier, demande mondit seigneur de Bourbon le duché de Valentinois.
« Et touchant les enfants de M*^'' de Penthièvre, demande mondit seigneur de Bourbon ce qui est contenu au mémoire à celui-ci attaché.
« Et quant a Messieurs les évoques de Genève, d'Autun et de Monaco, ils tombent en même propos de restitution de tous leurs biens ecclésiastiques et temporels et mêmes des pertes et dommages qu'ils ont reçus dans leurs biens, et même soit réparé leur honneur, et par exprès ledit évêque d'Autun relâché et mis en pleine délivrance.
« Que semblablement les sujets, amis et adhérents dudit seigneur de Monaco soient compris audit traité, et que relaxation soit laite de ceux qui, à ces causes ou durant les guerres ont été mis aux galères par force, tant Provençaux que autres.
« Item, que relaxation soit faite du frère du sieur de Lurcy, et réintégration en ses bénéfices, ensemble de ceux du prieur de Retz, frère du sieur de Lallière, avec restitution des fruits, réparation d'injures, frais, pertes, intérêts et dommages.
« Que satisfaction soit faite aux assesseurs et amodiateurs et officiers tant de mondit seigneur de Bourbon que de ses dits amis et serviteurs, lesquels auraient été rejetés ou n'auraient reçu aucun intérêt à cause dupasse.
c( Et généralement, si aucun, pour les occasions dessus dites avait reçu ennui, dommage ou intérêts en l'honneur, personne ou bien, que réparation suffisante lui en soit faite K
Voici le texte des réponses que firent les ambassadeurs français.
« Le Roi et Madame sa mère, en contemplation de l'empereur et pour l'honneur de Sa Majesté, consentent