‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 269 sur 366 · Mignet, t. II, p · texte numérisé non relu

Mignet, t. II, p

2. yéf/ociations entre la France et l'Autriche, t. IT, p. 642. — Lanz t. l, p. 188.

3. Parmi les lettres de François I" à Charles-Quint pour refuser ses propositions inacceptables, il 'en est une trop belle pour n'être pas citée : « Monsieur mon frère, j'ay entendu par l'archevècjue d'Embrun et mon premier président de Paris la résolution rjue leur avez dite sur le fait de ma délivrance, et me déplaît de quoy ce que demandez n'est en mon possible ; car vous cognoistrez qu'il ne tiendroit à moy que je fusse et demeurasse vostre amj'. Mais, cognoissant que plus honnestement vous ne pouvez dire que vous me voulez toujours tenir prisonnier que de me demander chose impossible de ma part, je me suis résolu prendre la prison en gré, estant sûr que Dieu qui sçait que je ne Tay méritée longue estant prisonnier de bonne guerre, me donnera la force de la pouvoir porter patiemment, et n'ay regret, sinon que le fruit de vos honnestes paroles qu'il vous pleust me tenir en ma maladie n'ait sorti son effect, ayant peur que le bien de la chrestienté ne soit doresnavant si bien conduit au service de Dieu qu'il eust été moi demeurant par sang et mariage vostre bon frère et amy, — Francoys. » — Archives des Affaires étrangères de France, vol. VI, Correspondance d'Espagne; Documents relatifs aux traités de Madrid et de Cambrai en copie dans le vol. V, f° 301.

voisins de Marseille et, de là, envoya un de ses navires à la ville pour lui demander des vivres et de IVau au nom de Hugues de Moncade, amiral de la flotte. Les autorités municipales de Marseille interrogèrent le parlement d'Aix sur ce qu'il fallait faire et celui-ci conseilla de fournir les vivres demandés : mais le peuple, ayant appris la présence de Bourbon, se souleva et s'opposa à ce que les vivres déjà rassemblés fussent envoyés^ Bourbon dut continuer sa roule et relâcher plus loin pour obtenir ce qu'il désirait.

Charles-Quint l'avait appelé pour le consulter sur les arrangements qui le concernaient. 11 le reçut avec un grand éclat ^, allant au devant de lui le 15 novembre

1. Voici la relation du fait, en idiome provençal (4 oct. 1523) : « ... Lo jors de Sanct Frances, que fuua 4 de octobre, arribet Borbon en las ilos de Masseiglia, ambe 17 galeros et una fusto et una caravello et certans bregantins ; lo cal Borbon si ero embarca a Saône per anar ea Spanhe devers l'emperador (eligit et non coronat), et arribat que fou in las illos, mandet la fusto a Masseiglia per demander vitvallos et refrescamens non pas en non de Borbon, mais demandavan en nom de leur capithani segnor Cgo de Moncadat, grant capithani de l'emperador. La cieutat 11 fei resposto que mostresson lur sauconduict ; ellos responderon que l'avian, mais que non Tavian pas aportat, mais que so ero prou notori de los trevos, et que los non avian pas fusch ausin a las galeros de Franco, quant foron en Valença per acompanhar lo Rey, et que las avian fach tant bono thiero ; mais non hostant toto lurs paraulos, la cieutat lur respondit (jue non lur costavo ni de las trevos, ni de lur sauconduc et que aguesson patienso fins qu'aguesson fach asaber a monu lo luve-tenent, ho a nos seignors de parlament residens en Aixs et que aquo far, favrian corre la posto, so que fou fach. Es veray que messiors non feron poins de respono per servant, mais par la posto manderon a la cieutat que messiors de Sestaron, dict Sainct-Amans, anavo a Masseiglia, et que per el mandarion la deliberacion, so que fou fach ; et vengut que fou lodict mossur de Sistaron, fes assemblar 1» conselh per veser l'opinion de la cieutat, se li deuion donar ho non. La conclusion del conselh fou que bon li deguesso donar calque refrescamen en petita cantitat, so que fou mes en exécution. Et compriron de bescuchat, ortolhalos, et plusors autres causos per li mandar, et conimenseron de largar subre on laids ; et vesens lo poble menut que li volian donar refrescamens, commenseron a cridar et dire que en aqiiel traidor Borbon, lo quai avia désolât toto Franco et destruit Massilia, volian donar vitoalhos, et que non séria per veritat ; et commenseroun de levar tôt so que li volian mandar, et qui volia dire le contrari eri> mal vengut, de tallo sorto que mossu de Sistaron et mais tos aquellos que foron d'opinion de la li mandar, agueron grand gauch de si retirar; et ansi Borbon non aguet ren ; et lendeman fes son camin la routo d'Espanhio. Lo principal que non vouguet que l'on donesse ren a Borbon fou ung pastre (prestre) appellat moussu David, que demouravo en Cavaillon. » Captivité, etc., p. 340, 341.

1. Turner, t. I, p. 451 ; lettre de l'évèque de Bath. — Négociations entre la France et l'Autriche, t. Il, p. 649. — State papers, t. VI, p. oil.

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