‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 272 sur 366 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

paraissait nécessiter. » L'empereur répondit : « Vous avez mieux fait comme cela et tout a été bien conçu et bien exécuté, et je suis sûr et bien informé de tout, et je connais que votre personne fut, avec l'aide de Dieu, une des plus grandes causes de cette victoire, et je vous paierai de tout cela comme il est de raison. » De ces paroles, l'empereur en vint à lui demander comment il avait fait sa traversée et s'il était content de son voyage. Le duc de Bourbon lui raconta ce qu'il en était; et, tout en causant ainsi, ils arrivèrent jusqu'au palais 011, comme je l'ai dit, il soupa avec le comte de Nassau; et de là il gagna son logement qui fut la maison du comte de Cifuentès. »

Il est à remarquer queHernandez de Oviedo, contemporain, témoin oculaire des faits, ne raconte pas l'anecdote célèbre rapportée par Guichardin que Sandoval devait répéter ensuite. Voici le récit de l'bistorien italien : (( Malgré le bon accueil que lui (à Bourbon) fit l'emperour qui le traitait comme son beau-frère, les courtisans, pour qui l'exemple du prince est une loi, ne virent le duc qu'avec horreur, comme un infâme, l'appelant communément : « le traître à son Roi ». La chose alla si loin que l'un d'eux à qui l'empereur demanda son palais pour y loger le connétable, répondit avec la noble fierté des Castillans qu'il ne pouvait rien refuser à son maître, mais que, dès que Bourbon en serait sorti, il mettrait le feu à ce palais, ne pouvant désormais le regarder que comme une maison infectée de la honte du connétable et indigne de recevoir des gens d'honneur ^ » Sandoval, en rapportant la chose, fait remarquer que le gentilhomme en question ne considérait pas suffisamment qu'un homme de bien, quand il est offensé, peut se livrer aux dernières extrémités-. Roberston est en contradiction avec Hernandez

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