Guichardin, liv. XVI, ch. v
2. Sandoval, t. 1 : « Hablava conio leal este caballero, mas no le considerava bien todo, que un bueno, olfendido, a mucho se arroja ».
de Oviedo en avançant que Bourbon descendit chez le marquis de Yiliena; et plusieurs après lui ont parlé de même; mais ne semble-t-il pas que le récit du contemporain doive prévaloir, d'autant plus qu'il n'était pas, du vivant de son auteur, destiné à la publicité et, par conséquent, ne risquait de froisser aucune convenance? Sismondi avoue se défier de l'anecdote et ne pas la tenir pour vraie ; il fait même remarquer qu'on ne trouve pas ia moindre trace du sentiment de répulsion qu'aurait éprouvée la noblesse espagnole envers Bourbon dans Ferreras ' ni dans Miniana'. Il en est de cela sans doute comme des paroles de Bayard. De plus^ aucun de ceux qui paraissent croire qu'un tel langage ait été tenu n'apprend si le superbe gentilhomme le justifia en mettant réellement le feu à sa demeure après le d('part de Bourbon ; il aurait été cependant fort curieux de savoir à quoi s'en tenir sur ce sujet. Enfin, il ne semble pas du tout que les marquis de Cifuentes ou de Villena aient pu tenir de pareils propos ; nous avons cité au début de cet ouvrage Mérimée qui nous raconte la procédure castillane des ricos ornes voulant se dénaturer; en Espagne, plus peut-être qu'ailleurs, ce qu'avait fait le connétable ne devait étonner personne. Il ne s'agit pas ici de défendre le connétable, mais simplement de fixer le plus de lumière possible sur un point douteux.
Bourbon, en toutcas, allait avoir àfaire face à de nouveaux ennuis. Partout où il apparaissait il suscitait la rivalité par suite de sa valeur et l'entretenait, l'exaspérait môme, par son orgueil. Lannoy, avant l'arrivée de Bourbon en Espagne, avait interrogé l'empereur, alors à Tolède, afin de savoir s'il voulait toujours donner sa sœur en mariage au duc, et Charles-Quint avait répondu que non seulement il comptait la lui donner, mais encore