‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 281 sur 366 · Mignet, t. II, p · texte numérisé non relu

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3b4 LE COMNÉTADLE DE BOURBON

suivant Sismondi enfin, ce mariage fut proposé par François V. Or, cette allégation, jusqu'à nouvel ordre, n'est prouvée par rien. Arnould le Ferron, quant à lui, prétend que l'offre fat faite à Marguerite d'Angoulême par Charles-Quint et que le président de Selve, au nom de Marguerite, répondit à l'Empereur qu'elle souffrirait tout plutôt que d'être mariée avec lui '. Dans la vie de Marguerite, placée en tête de l'édition de l'Hetptaméron de la Société des Bibliophiles français, il est dit ~ simplement qu'elle « employa tous ses soins à presser la conclusion du mariage de Fi'ancois I"avecEléonore d'x\u triche, voyant avec raison dans cette alliance le moyen le plus sûr d'une prompte délivrance. Bien que la veuve du roi de Portugal ait été promise au connétable de Bourbon, l'Euipereur n'hésita pas à sacrifier l'illustre transfuge aux intérêts de sa politique » . Il est bien difficile de croire à ce plan de mariage entre Marguerite et Charles. Dans aucune des pièces diplomatiques échangées entre la France et l'Espagne au sujet de la délivrance du roi, il n'en est question. On s'engage à lui procurer un mariage en France-^, mais le nom de Marguerite d'Angoulcme n'est même pas prononcé ^; enfin, dans aucune des nombreuses lettres écrites par cette princesse, elle ne parle de ce prétendu fiancé. Ce qu'il en est de ce récit vient d'une sorte de roman : F Histoire de Marguerite., reine de Navarre, sœur de François P', i?i-].2, 1696 et de f Histoire secrète du con/irtable (fe Boitr/jo/i , 1696. Ce dernier petit livre est d'ailleurs agréable et fait regretter son manque de preuves. Le long passage qui raconte l'intrigue supposée qui se passa en Espagne vaut la peine d'être cité : ((Monsieur de Bourbon apprit avecjoye que Madame estoit à Madry, et un rayon d'espérance luy parut pour la pre-

1. «MargaritaiJi cuidvis potius passuram quaui Borbonium inarilum. » X P. 35.

3. « Il y a^oit de beaux mariages en France, et bien assez pour luy; y nommant M'"" Renée, de laquelle il pourroit se contenter ». (B. N. Mss. Béthune, 8.49G, 1° 13.)

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