‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 290 sur 366 · Sandoval, Id · texte numérisé non relu

Sandoval, Id

4. Relacion, etc., éd. déjà citée : « No es de dar sino la bocce, é la

11 embrassa aussi Germaine de Foix et donna aux autres dames sa main à baiser. Puis il prit le bras de la reine et entra dans la salle voisine. Il y resta en compagnie de Charles-Quint plus de deux heures, et tous deux rentrèrent tard à Torrejon, après avoir dansé. Ils revinrent à lllescas, le lendemain, dans la môme litière, et visitèrent la reine Elèonore. Sans beauté, elle était jeune et avait une agréable expression de bonté. Elle dansa à l'espagnole avec la marquise de Zenette^ Sept jours se passèrent de la sorte dans la plus grande intimité après lesquels le roi et l'Empereur partirent le 19 février, le roi pour aller à Madrid et de là en France, l'Empereur pour aller épouser à Se ville l'infante Isabelle de Portugal. Après avoir accompagné François 1" jusqu'à un jet d'arc de Torrejon-, à un chemin qui bifurquait et oii devait avoir lieu la séparation, Charles-Quint, pris d'inquiétude, tira le roi à part et lui dit : « Mon frère, vous souvenez-vous des engagements que vous avez pris avec moi? — Sans doute, répondit François V% je puis même vous répéter tous les articles du traité que nous avons conclu. — Jurez-moi encore que vous les exécuterez fidèlement de votre côté comme je le ferai moi du mien: celui de nous deux qui manquerait à l'autre serait réputé justement un méchant homme et un lâche. — Je les accomplirai exactement dès que je serai dans mon royaume. Rien ne saura m'en empêcher. — Dans la longue guerre que nous avons eue ensemble, dit encore Charles-Quint, je ne vous ai jamais haï, mais, si vous me trompiez, en ce qui touche surtout la reine votre femme et ma sœur, je le prendrai à si grande

abrazo, é beso e se dio por todos los cahalleros una grita monstrando mucho regocido. »

\. L'empereur, dit Michelet. <^ lui Ht voir la veuve du roi de Portugal, sa future femme, fort brune, bonne personne à grosses lippes autrichiennes et, pour développer ses grâces, lui fit danser devant le prisonnier une sarabande moresque. Le roi riait de la sœur et du frère, faisait le galant, l'amoureux... »

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