‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 291 sur 366 · Sandoval, liv. XIV · texte numérisé non relu

Sandoval, liv. XIV

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injure que j'aurais votre personne en haine et chercherais tous les moyens d'en tirer vengeance et de vous faire le plus de mal que je pourrais. — Je vous jure, répéta François l", que je veux maintenir ce que j'ai promis'. » Ils seséparèrentalors, après s'être salués, « en se recommandant l'un et l'autre à la garde de Dieu- ».

Bourbon, le jour de la Purification, le lendemain de celui où il était allé de Tolède au-devant de la reine Eléonore, avait dîné avec l'Empereur. Celui-ci lui présenta de sa main plusieurs plats et ils partagèrent les mômes mets. Les échansons de Charles-Quint versaient à boire au duc. Un peu avant qu'on apportât les aiguières pour se laver les mains, Bourbon se plaça debout devant l'Empereur''. — D'après Granvelle^, il en prit congé le 12 février. Et le jeudi 15, d'après Hernandez de Oviedo^, le jour même de la proclamation de la paix, il partit pour l'Italie. Cependant, cette date ne paraît pas certaine, car nous le retrouvons ensuite en Espagne tellement tôt après la date indiquée qu'il est peu probable qu'il en soit parti. S'il le fit, dans tous les cas, ce fut pour se rendre compte rapidement de l'état de choses en Lombardie et voir par lui-môme si les promesses de l'empereur seraient maintenues et possibles à réaliser enfin. Hernandez est d'ailleurs le seul chroniqueur qui place alors le départ de Bourbon. Nous avons, en effet, des renseignements précis sur son existence. Le 5 février, par exemple, tandis qu'il

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