Relacion, etc
est à Tolède, il reçoit si peu d'argent de Charles-Quinl qu'il est obligé de vendre à Laurent de Gorrevod, comte de Pont-de-Vaux, grand-maître d'hôlel de Charles-Quint et maréchal de Bourgogne, ses terres et ses seigneuries de Ghalamont et de Montmerle en Bombes qu'il déclare être de 2.000 livres de rente; il promet, en outre, de compléter cette somme en cas de non-value ; il ne conserve pour lui que le droit de fief et d'hommage; la vente est achevée au prix de 20.000 écus d'or au soleil et au poids'. Bourbon ne faisait, d'ailleurs, pas une mauvaise atTaire car il se doutait bien que le traité de Madrid, tout en lui promettant ses terres sur le papier, ne les lui restituerait pas de fait. — Le 5 mars, il se trouve à Saragosse et donne à son premier médecin, René de l'Hospital, celuilà même qui l'avait accompagné au moment de sa fuite, la terre et seigneurie de La Tour-de-Bessière en Auvergne, près de son comté de Monpensier '. — Le 26 avril, pour récompenser de leurs services Hugues de Nagu, écuyer, seigneur de La Varenne, et Philibert de Saint-Romain, seigneur de Lurcy, son oncle, dont on avait démoli les châteaux et sur les terres desquels on avait fait de grands dégâts, il leur donne la justice de Quincie en Beaujolois-''. Il faut ajouter que Bourbon avait aussi, pendant son séjour en Espagne, consenti à céder au duc de Nassau, comme tuteur des enfants de la princesse de la Roche-sur- Yon, sa sœur, Anse et Condé, situées en Flandre et qui appartenaient à ses neveux; en échange, il avait remis à ceux-ci « une récompense de même valeur sur ses terres de France^ ».
Il est donc plus probable qu'il resta en Espagne et ne
1. Mémoires, mss. d'Aubret. — \oles /ii.sloriques stir les fie/s et paroisses de Varrondisseiiienl de Trévoux, C. Guigne, p. 55, o6 el 1!(3.
2. Du Ghesne, Histoire des chanceliers, p. 135. — Sléinoires d'Aubret. La Mure, éd. déjà citée, t. II, p. 61)0, note.