State papers, t. VI. p. 53.j, note
parer de ses Etats en lui intentant nn procès inique, non devant nn tribunal ordinaire, mais devant des hommes suspects, choisis par commission, et sans qu'il fût possible d'avoir des juges df^pourvus de passion et au dessus de tout soupçon. Ce qui Ta pousse à la révolte, ce sont les perse'cu lions et les menaces sans nombre contre sa dignité, son honneur, sa situation, sa vie même, moyens indignes qu'aurait dû écarter aussi loin que possible de son esprit un seigneur suzerain. Et c'est pour ces raisons majeures que le duc de Bourbon a pu, sans encourir aucun blànie, reconquérir sa liberté et secouer le joug d'une si intolérable et si injuste sujétion, atin qu'il n'arrivât pas que ce qu'on pouvait impunément accomplir contre son droit devant les tribunaux fut violemment exécuté en fait contre sa personne. Et c'est pour ces motifs que Bourbon, revendiquant sa liberté à l'appui de César contre tant d'injustices, il était du devoir et de la dignité de César (qui doit, autant qu'il est en lui, se proposer pour but de défendre les opprimés, et les hostilités étant d'ailleurs ouvertes), de prêter au duc de Bourbon, qui est de son sang, l'assistance qu'il demandait et de le protéger, surtout au moment où, pauvre et dépouillé de tous ses biens, il venait près de lui implorer un refuge ^ ». Il ajoutait qu'à la suite des services rendus par Bourbon à Pavie et le roi tle France semblant de son côté désireux d'oublier le passé, il était naturel qu'il rendît ses Etats à son ancien connétable et que, du moment qu'il avait promis de le faire, il y fût tenu, comme aux autres clauses du traité. 11 invoquait les droits, plutôt chimériques il est vrai, de ses aïeux sur le comté de Provence et ajoutait que, « désirant récompenser le duc de Bourbon de ses services en compensation du mariage
1. Sandoval, t. I. — Sandoval a dû copier la réponse de Charles- Quinl dans les archives de Simancas.