‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 303 sur 366 · Id · texte numérisé non relu

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38i LE CONNÉTABLE DE BOURBON

l'abbaye de Casaretto et la rivière de l'Ambro. Une fois là, changeant encore de résolution, il plaça la pointe extrême de son camp à l'abbaye de Gasarretto et en appuya l'arrière à la rivière de l'Ambro; il s'étendit ensuite à droite. La position était assez forte et le duc la préféra « parce qu'étant plus près du château on serait exposé aux insultes de la ville et plus à portée de tourner du côté que l'on voudrait : d'ailleurs, en donnant l'alarme aux ennemis par ditférents eadroits, on les obligerait à multiplier leurs gardes, ce qui les fatiguerait beaucoup, attendu le petit nombre de leurs troupes. Le même jour, un détachement marcha contre Monza ; la ville se rendit d'abord à composition; la citadelle, oii il y avait 100 soldats napolitains, fut forcée le lendemain à la faveur de l'artillerie i. » Il n'y avait encore qu'à marcher, mais de longues discussions s'établirent entre les capitaines, et le duc d'Urbin prétendit qu'il ne croyait pas possible de secourir le château; on discourait encore à ce sujet, lorsqu'on apprit qu'il allait se rendre. Le duc, sans chercher à savoir si la nouvelle était vraie, se félicila qu'il en fût ainsi, disant que l'armée de la Ligue, de la sorte, grâce à sa prudence, demeurait saine et sauve au lieu qu'elle aurait pu être entrainée, si l'on n'avait pas écouté ses conseils, dans une fâcheuse aventure. Et, sur ces entrefaites, la perte du château fut effectivement confirmée. Sforza, en effet, n'ayant plus de vivres, désespéré de voir que l'armée de la Ligue ne faisait rien pour lui, avait entamé les négociations avec Bourbon qui, le premier, et très adroitement, avait envoyé au château, après la retraite de l'armée à Marignan, un héraut d'armes pour le saluer de sa part. Le traité fut signé le 24 juillet^, aux conditions suivantes : sans préjudice de ses droits, Francesco Sforza remettait le château de Milan

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