‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 319 sur 366 · Ici · texte numérisé non relu

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San-Giovanni pendant quelque temps afin de s'entendre avec le duc de Ferrare qui devait lui donner des vivres, des munitions, des chariots « et qui l'engagea ou l'entretint dans le projet de se jeter sur Florence et Rome^ ». Clément VII n'avait plus autant de résolution que par le passé; d'un esprit en réalité incertain et d'un caractère timide, il perdit toute confiance; à l'heure actuelle, il ne savait plus que faire et son unique espoir se reportait sur François I'"' ; il compromettait ainsi singulièrement les affaires de la Ligue. Le nonce Acciajuoli avait écrit au roi de France au nom à la fois du pape et de la République de Florence et terminait sa lettre ainsi : « Aujourd'hui, l'Italie est réduite à un tel état qu'elle ne peut plus toute seule résister à une

si grande attaque la venue des lansquenets au-delà

du Pu, la mort du seigneur Jean de Médicis, l'arrivée du vice-roi avec les Espagnols sont des coups mortels pour le pape et les Florentins". » François I" répondit à cet appel en promettant de fortes sommes et une levée de 10.000 Suisses; puis, sans plus penser à cette promesse, il alla chasser quinze jours en Champagne. « Ce prince spirituel, dit Mignet^, parlait à merveille et agissait moins bien. 11 avait un coup d'œil prompt. Mais il manquait d'application. Il s'occupait un moment, et avec beaucoup d'intelligence, des plus importantes affaires, puis il se dérobait pendant huit jours pour aller s'amuser dans une de ses maisons de plaisance ou prendre avec fureur son plaisir favori, la chasse. II évitait la peine, recherchait les distractions, promettait beaucoup, tenait moins, exagérait avec vanité ses forces, multipliait sans hésitation ses engagements et semblait croire que tout ce qu'il avait dit était comme fait. » « Les choses agréables, écrivait le nonce au dataire Giberto et à Jacobo Salviati, parent de Clé-

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