‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 321 sur 366 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

tions moins défavorables à Clément Vil que les précé- (lenles. L'empereur tenait en effet à s'entendre avec le pape afin de rompre la Ligue franco-italienne et faire passer à la faveur de cet accord l'armée de Bourbon sur le territoire vénitien. Guillaume du Bellay, seigneur de Langey, s'était rendu de son côté à Rome « n'apportant que de belles espérances sans argent, quoique la cour de France eût affirmé qu'il avait 20.000 ducats pour euibarquer de l'infanterie sur les gros vaisseaux qu'on attendait à Civita-Vecchia et pareille somme pour le pape ; il avait ordre de lui proposer la conquête du royaume de Xaples pour un des enfants de France à qui l'on ferait épouser Catherine, fille de Laurent de Médicis, neveu du pape' ». Clément VII hésita pendant quelques jours-. A la fin, il pencha pour la paix et conclut le traité le 15 mars 1527^. Au lieu de 200.000 ducats, il n'en devait plus verser que 60.000; si Venise et la France acceptaient la trêve, les lansquenets sortiraient de la Hau'ce Italie; s'ils la refusaient, l'armée impériale se retirerait purement et simplement des terres de l'Eglise '^ « En abandonnant la Confédération que devaient délaisser aussi les Florentins, le pape assurait la prépondérance en Italie à l'empereur qui serait moins attaquable au sud comme roi de Naples et l'emporterait aisément dans le nord où son lieutenant le duc de Bourbon pourrait s'alTermir dans le duché de Milan. Ce traité, dont la conclusion devait exciter le plus vif mécontentement et le plus grand trouble à Venise et en France, il fallait le faire accepter par une armée aussi indisciplinée qu'avide, depuis longtemps sans solde et à la disposition de laquelle était mise seulement la somme modique de 60.000 ducats. Cesare Ferramosca qui venait de le

Page 1