‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 328 sur 366 · Mignet, t. Il, p · texte numérisé non relu

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lui (Jit-il, ordre de Tempereur de faire ce que je prescrirai? Eh i^ien, je vous l'ordonnerai par écrit'. — Il est vrai, répondit le marquis, mais comme je sais que vous n'accomplissez pas ce que l'empereur vous ordonne,. je ne dois pas non plus vous obéir contre ses ordres^. » Et, se démettant de son commandement, il gagna Ferrare. — Le sort en était jeté.

Bourbon lança son armée en avant le 30 mars 1527. Marchant sans ordre et avec beaucoup d'ardeur'\ elle prit le chemin de la Romagne puis, après avoir été d'abord arrêtée quelque temps par les rivières que les pluies avaient fait déborder, parut sous Imola, gardée par le marquis de Saluées, poussa jusqu'à Forli, entra dans Lugo et Gotignola et se dirigea vers la partie la plus haute des Apennins « exposée aux plus dures soutTrances et aux plus âpres privations^ ». Bourbon prétendait la suivre afin de la contenir^ et ajoutait que^ si le pape lui fournissait assez d'argent pour payer ses troupes, il les déciderait à s'en retourner.

A Rome, dès qu'il avait appris le refus de la trêve, Clément VII avait vite fait dire à Lannoy qu'il fallait à tout prix que l'armée impériale acceptât l'arrangement conclu, et Lannoy, ainsi appelé par le pape, ne refusa pas de s'entremettre auprès du duc de Bourbon ; il demandait seulement que les 60.000 ducats fussent

1. Cette parole tendrait à faire croire que Bourbon avait des ordres, secrets de Charles-Quint, mais, en même temps, la défense de les révéler à qui que ce fût.

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