‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 331 sur 366 · Id · texte numérisé non relu

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Bourbon, continuant de son côté, descendit vers Pieve San-Stefano, dont les habitants se défendirent avec beauconj) de vigueur. Il envoya ensuite un exprès au pape « pour Tamuser et lui dire qu'il désirait ardemment faire la paix avec lui, mais que, ne pouvant vaincre l'opiniâtreté de ses soldats, il les avait accompagnés a(in de les contenir et qu'il lui conseillait de continuer la négociation sans disputer sur un peu plus ou un peu moins d'argent'. » Il arriva ensuite le 21 avril, jour de Pâques, à la Piena, entre Arezzo et Montevarchi-, où il vit Lannoy qui venait d'échapper à grand peine à la fureur des paysans soulevés. Les délégués florentins avaient mis à couvert les 100.000 ducats qu'ils portaient, mais Bourbon demandait maintenant davantage; il estimait que 240.000 étaient absolument nécessaires pour le maintien de l'accord et la retraite de ses troupes. Lannoy, qui se trouvait dans une situation singulière, ne sachant quel parti prendre au juste, se décida pour une conduite neutre et, « soit qu'il devînt complice de la duplicité visible de Bourbon, soit qu'il tînt à ne pas repousser une proposition qui n'était ni sincère ni acceptable'^)), fit simplement part à Clément Vil de cette nouvelle exigence. Il est probable que Lannoy, à tort ou à raison, ne put croire que Bourbon agit pour son seul compte sans ordre secret de l'empereur; un fait absolu, c'est qu'il ne tenta rien afin de changer ses plans et se retira quelques jours après à Sienne, attendant du pontife une réponse qu'il devinait d'avance. Bourbon, quanta lui, continua de suivre le vald'Arno et parvint, dès le 26 avril, à San Giovanni de Toscane, soit à une distance de 20 milles de Florence.

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