‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 332 sur 366 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

— Heureusement pour la ville des Médicis, le marquis de Saluées, commandant l'armée française, et le duc d'Urbin, l'armée vénitienne, arrivèrent le môme jour devant elle du côté presque opposé à celui de Bourbon, au nord ^ ; ils étaient venus d'ailleurs sur la demande expresse des Florentins qui avaient pénétré les plans de l'ancien connétable^. Leur présence était d'autant plus urgente que le même jour encore le cardinal de Gortone, délégué de Clément VII, et Hippolyte de Médicis, neveu du Pape, étant allés au-devant du duc d'Urbin, leur sortie, qui fut considérée comme une fuite, fit éclater une insurrection populaire contre les Médicis'^. Dans la vieille cité si souvent en révolte les vieux cris inutiles de « Peuple ! Liberté! Liberté! » retentirent encore, avec le même insuccès. Le tumulte se trouva naturellement apaisé par l'arrivée des troupes et, malgré la grande cruauté prétendue des Médicis, sans qu'il en coûtât rien à ceux qui s'étaient mis à la tête du mouvement ni à ceux qui l'avaient suivi. Dès le lendemain, Florence rentrait dans la ligue en rompant l'accord où Clément VII Pavait comprise et en s'engageant à fournir à la Confédération 30u lances, ôOOchevau-légers, etô.ÛOÛ hommes de pied, tous à ses frais. Le pape, de son côté, deux jours auparavant, était revenu à la Ligue en apprenant les nouvelles demandes du duc de Bourbon et en comprenant sans doute enfin qu'on l'avait joué. Un nouveau traité avait été passé en son nom, le 25 avril, devant les ambassadeurs d'Henri VllI. John Russe! et Gregorio Casale; il y était dit, entre autres choses, dans le préambule : « Notre très saint seigneur, voyant les ennemis abu-

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