Varillas, liv. déjà cité, p. 44, t. I
4. « Ils passèrent oultre et vindrent jusqu'à ladite rivière laquelle ils traversèrent: et nagèrent leurs chevaux plus de deux brasses au plus profond. » Marillac, 17p du connétable de Bourbon.
o. Marillac, /(/. Voir aussi : Chronique du loyal serviteur. — Mémoires de Du Bellay. — PauUove. — Belcarius, Hist. Gallir.. 1. 15. — Guichardin, I. XII.
6. «Ledit Prosper et ses gens étoient à table se rafraîchissant. » Marillac, Vie du connétable de Bourbon.
çois r ' qu'il ne prenait pas part à la lutte engagée contre lui.
L'armée française entra bientôt à Turin. Les Suisses se retirèrent sur Chivasso et Verceil, puis gagnèrent Milan. L'armée continua sa marche, s'empara de x\ovare ^ et bientôt se porta sur Marignan tandis que les pourparlers s'engagaient. — Il semblait qu'un aussi magnifique effort eût suffi pour frapper l'ennemi de terreur et dénouer sans effusion de sang une guerre qui promettait d'être terrible; le pape lui-même, inquiet, commençait à faire des avances. Malheureusement la bonne intelligence était loin de régner entre les soldats de la confédération helvétique, et Mathias Schinner sut profiter des dissentiments que nous avions voulu faire tourner à notre avantage. Cela eut été d'autant plus à regretter sans notre victoire, qu'une fois déjà, avant môme que les rapports de paix se fussent établis, nous avions eu l'occasion de venir à bout des Suisses. Bourbon, en effet, tandis qu'il se trouvait à Saluées, avait eu l'idée de rééditer le coup heureux tenté contre Colonna, de se jeter sur eux et de les surprendre ; il les aurait surpris sans doute car ils nous attendaient encore àce moment-làdu côté du mont Genèvre; mais le roi, prévenu, s'y était opposé, disant qu'on risquait trop, en réalité parce qu'il ne voulait pas que quelque chose de définitif fût entrepris sans qu'il y particip.àt. « Et combien que mondit sieur luy remandàt que c'étoit entreprise qu'il convenoit prendre chaudement ou autrement la chose viendroit à rien, néanmoins le roi ne voulut souffrir que mondit sieur de Bourbon exécuta ladite entreprise et luy remanda et défendit de n'y toucher jusqu'à Savenne-. » Les premières dissensions entre les Suisses avaient failli coû-
1. En quittant Novare, les troupes passèrent à ButJalora (Bufferule comme on disait alors), — là même où devaient marcher plus tard héroïquement les zouaves et les grenadiers de Napoléon IIL