Il affirme lui-même qu'il a été cause de la victoire
3. Le roi déclare dans la lettre à sa mère que la gendarmerie a fait toute l'exécution.
4. Lettre du roi François I" à sa mère Louise de Savoie, publiée dans Chronique du roy François, Ed. Guitfrej', déj. cit.
furent de sorte, etvous promets, Madame, que si bien accompagnez etquelqnesgalans qu'ils soient, 200 hommes d'armes que nous étions en défismes bien 4.000 Suisses et les repoussâmes assez rudements, en leur faisant jeter leurs picques et crier : « France ! » — Varillas fait de la confusion générale le tableau suivant : « Cependant, les Français et les Suisses ne pensèrent point à sonner la retraite, tant ils étoient animés au combat et, à dire le vrai, ils ne l'eussent pu faire quand ils l'eussent voulu parce que personne sçavoit presque plus oii était son Enseigne. La confusion régnoit principalement dans l'avant-garde des François qui avoit élé la plus maltraitée. Le comte de Beaumont, frère du connétable, et le brave Imbercourt y avoient été tués et le prince de Talmont cherchoit à se faire voye entre deux bataillons suisses qui avoient environné son escadron. Il ne sçavoit précisément oi^i il devoit aller et n'avoit pas d'autre intention que de se développer. Teligny, Bayard et le comte de Sancerre étoient encore ensemble avec leurs compagnies d'hommes d'armes, mais cétoit plutôt par hasard qu'à dessein; et Bonnivet, sans savoir qu'il étoit investi de tous côtés, couvroit avec sa cavalerie les 6,000 Gascons commandés par Navarre que l'ardeur de poursuivre l'ennemi avoit portés au milieu du corps de bataille suisse. Le roy n'était pas loin de là avec le sien, plus entier à la vérité que l'avant-garde, mais presque autant fatigué qu'elle. Les comtes de Vendôme et de Saint-Paul, princes du sang, y tenoient encore leurs compagnies jointes à celles des ducs de Lorraine, de Gueldres et d'Albanie ; et le fameux Louis de La Trémouille ne s'était point séparé des S. 000 lansquenets qu'il avoit ordre de soutenir avec la cavalerie du duché de Bourgogne. L'arrière-garde françoise commandée par le duc d'Alençon et la Suisse que menoit le colonel Ingre, étoient si mêlées qu'on eût plutôt pris leurs mouvements pour une multitude de combats singuliers