LIVRE II
Gibelins et de tous les baillis de Milan ^ » L'armée impériale, se voyant ainsi livrée à elle-même, se retira sur Lodi. De là, harcelée par les sorties que lit faire contre elle le connétable, elle recula sur Vérone. Le roi, averti par Bourbon, dépêcha contre elle Lautrec ; il expédia en même temps au connétable l'ordre de retourner en France. Il partit donc de Milan à la fin du mois de mai et « en s'en venant entre Alexandrie et Ast au lieu de Saint-Nazary, ilprint une épine qui le piqua à la jambe dont il fut tellement malade et disgracié qu'il fut contraint séjourner en Ast, à Montcalier, à Suse et à Ours; et quand il se sentit guéry si s'en vint en France et trouva le roy à Vienne en Dauphiné. Et de là s'en vindrent ensemble à Moulins, là où le roy, la roine. M"' sa mère, M. de Bourbon et M'""' sa belle-mère, ensemble M""* sa femme firent par quatre ou cinq jours très bonne chère et après se départirent, prenant le roy et les dames de sa cour le chemin de Blois; et mondit sieur avec mesdites dames belle-mère et femme demeurèrent à Moulins oii ils firent séjour de dix ou douze jours, et puis s'en vindrent au château de (^hantelle-' ».
Je ne vois rien dans tout ce qui précède, qui puisse permettre d'interpréter comme une disgrâce \e retour de Bourbon, accueilli au contraire très aimablement par le roi et par la duchesse d'Angoulême. Je ne dislingue rien non plus permettant de penser que Marillac attribue le retour du connétable à la jalousie du roi qui lui voyait prendre une place trop prépondérante dans le Milanais. C'est cependant ce que reproche à Marillac M. Paulin Paris-^ dans sa