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3. « Suivant Marillac..., dit-il, Louise de Savoie, les courtisans, François 1" lui-même, jaloux et désolés de le voir si bien répondre à ce qu'on attendait de lui, se seraient accordés à e.xiger son rappel. On peut pardonner au confident du connétable d'avoir ainsi présenté les laits ; mais on ne comprend pas qu'on n'ait pu tenir jamais compte d'assertions aussi invraisemblables. » — On comprend encore beaucoup
belle étude sur le connétable. Il fait parler le lidèle secrétaire dans un sens où il n'a jamais parlé. Il traite d'invraisemblables des assertions que jamais Marillac n'a exprimées. Que celui-ci ait rendu le rôle de son maître plus considérable qu'il n'a été réellement, on peut le supposer, on peut même le croire, bien que rien ne démente ce qu'il rapporte, mais on ne peut pas lui faire dire ce qu'il n'a pas dit. M. Paulin Paris cite un passage de Martin du Bellay qu'il oppose à celui de Marillac. Je ne m'aperçois pas qu'ils se contredisent ; du Bellay, n'ayant pas à écrire la vie de Cbarlcs de Bourbon, donne moins de détails, mais l'ensemble de son récit est bien pareil. Je le cite afin de l'opposer directement au précédent et que l'on soit à même de juger. — Tout cela est peut-être un peu long, mais, nous l'avons fait observer déjà, l'histoire du connétable recommence le procès de sa vie.
« Avant Pasques 1515, écrit donc du Bellay, M. de Bourbon envoya messire Odet de Foix, seigneur de Lautrec et maréchal de France, devant Bresse avec nostre armée et celle des Vénitiens : où, après avoir esté longtemps logé aux environs, espérant affamer la ville, l'empereur Maximilien passa à Trente avec 16.000 hault Allemands et 14.000 Suisses et quelques cavalleries qui fut cause que ledit seigneur de Lautrec se retira par Crémone avecques l'armée vénitienne et celle du roy. Puis, cuidant garder le passage de la rivière d'Adde, le jour de Pasques, fut contraint de se retirer à Milan, où estoit M. de Bourbon; lequel, voyant la diligence que faisoit l'empereur de suivre mondit sieur de Lautrec et son armée, se ferma à Milan avecques l'armée vénitienne, attendant secours de Suisse; et craignant n'avoir loisir de fortifier les faulxbourgs pour la soudaine arrivée de l'empereur et
moins que M. Paris ait va dans le texte d'un auteur des assertions qui ne s'y trouvent pas.