‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 72 sur 366 · Idetn, p. 3o · texte numérisé non relu

Idetn, p. 3o

3. « Ut erat Anglis iniquior, munus aperte quidem repudiasset sed eo non exaudiente ignaroque, veluti ei assideret, incessus accepit Caro- Jus Barrosius homo dicax, aulicaque dicacitate solitus risiis Régi excitare. Quée causa fuit ut. quod alii certum fuisset exitium allaturum, indignante Borljonio. luiic. ob morum festivitatem, festivissime cessent. » (Le Ferron, éd. de liàle, 1601, p. 94.)

reçeut à grand gré. » — Qui croire, de Marillac ou du Ferron ? Je dois avouer que Marillac me parait plus vraisemblaJDle. Même si le connétable, ce que j'admets fort bien, avait une violente antipathie contre les Anglais, par suite de la situation, pour ne pas offenser un prince qui était l'hôte de la France et François V" qui désirait s'en faire bien venir, il ne pouvait refuser le cadeau qui lui était fait,

« Et, dit Marillac, passa mondit sieur parThérouenne et Abbeville accompagnant le roy, et après Amiens à Clermont-en-Beauvoisis, et à Paris; et de là s'en alla à Chàtelleraud oiiétoient mesdites sa belle-mère et femme, avec lesquelles il fut le surplus de l'année 1520 et jusqu'au mois de mars. » — Là s'arrête le texte du fidèle secrétaire « ou du moins la partie qu'Antoine de Laval ', son éditeur, a trouvé bon de publier en 1602- ». Je ne comprends pas pourquoi cet éditeur n'eut pas publié le reste, s'il eût existé, pour le seul plaisir d'y substituer sa propre prose. M. Paris croit que cela vient du texte qui aurait fourni des armes contre Bourbon. Pourquoi? M. Paris, au contraire, accusait jusqu'ici Marillac de partialité. Je croirai plus volontiers l'hypothèse suivante : Marillac, en tant que secrétaire de Bourbon, le suivit peut-être dans sa fuite et n'eut pas le temps de continuer l'histoire de son maître; ou bien, s'il le lit, ce fut fragmentairement et en notes hâtives.

Quoi qu'il en soit de ce point impossible à trancher, si l'on récapitule ici cette singulière existence de Charles de Bourbon afin d'en extraire les faits significatifs, voici, me semble-t-il, ceux qui en dessinent les lignes principales : dune part, une fidélité que je ne trouve pas un instant en défaut '■, de l'autre une méfiance

1. Desseins des jirofessii)ns nobles et publiques, avec Thistoire de la maison de Bourbon, par Antoine de Laval, ItiOIi.

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