‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 78 sur 366 · Varillas, p · texte numérisé non relu

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inclination même ne fut pas exempte du destin commun des choses violentes qui redoublent leurs eirorts à proportion de la résistance qu'elles rencontrent, puisqu'elle aima d'autant plus Montpensier qu'elle se vit moins en état d'être aimée ^ » C'est après avoir constaté combien tous ses eiï'orts demeurent inutiles qu'elle en arrive à des sentiments de colère et de rancune; le duc d'Alençon réclamant le commandement de l'avantgarde à la marche de Valenciennes, elle saisit l'occasion de la vengeance en la lui faisant accorder. Une jalousie précise se mêla peut-êlre à son dépit, celle que lui suscita sa propre fille, la Marguerite des Marguerites, dont Bourbon aurait été épris ^. Suzanne de Bourbon mourant ensuite, la vieille amoureuse crut l'impossible réalisable et voulut se faire épouser. Ou bien, désireuse d'une vengeance encoi'e plus grande, sur le conseil de ce chancelier du Prat bon à toutes les besognes, sûre d'un refus, mais sûre aussi, grâce à ce refus, de pouvoir renverser à jamais une fortune à laquelle elle avait aidé, elle olfrit d'elle-même le mariage. Les deux hypothèses à ce sujet sont vraisemblables. L'erreur de Dreux du Radier'' est de la faire se venger en premier de ce refus de mariage par l'atlaire de Valenciennes, Suzanne de Bourbon n'étant pas encore morte à ce moment'. Pour ma part, je crois que le dépit la conseilla d'abord; puis, son amant lui échappant tout à fait, que la vengeance lui devint nécessaire ; elle était bien trop intelligente pour croire que Bourbon consentirait à l'épouser ; enfin, elle donnait de la sorte à sa passion le temps de devenir moins vive. Ce n'est pas l'avis de Vai'illas : k Le connétable fut autant piqué decequ'onfaisoitfaireparun autre le plus beau de

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