LIVRE II
bataille de Sqiiiros malgTc la valeur d'André de Foix, sire de Lesparre. Au nord, en pleine diète de Worms, le duc de Bouillon, Robert de la Marck, porta un défi a l'empereur. Fleuranges attaqua le Luxembourg, et les Impériaux, conduits par Sickingen, assiégèrent Mézières; on s'y rappelle encore F héroïsme intelligent de Bayard et de Montmorency. Et le roi de France allait à son tour entrer en campagne. « L'année 1521 arrivée, dit Antoine de Laval i, le roy se voyant venir sur les bras les forces de l'empereur Charles le Quint, eut besoin de M. de Bourbon, lequel, aussi prompt que jamais, s'engage de nouveau pour mettre sur pied 80U chevaux et 6.000 hommes de pied que le roy luy mande de lever promptement. Ce prince croyoit que son obéissance et sa franchise apporteroient quelque changement en l'esprit du roy et de sa mère, ce qui le fait hâter d'aller trouver Sa Majesté et luy mener ses troupes. J:.tant arrivé en Picardie, il regoit un nouvel affront -. »
On le connaît. Au lieu de lui laisser l'avant-garde qui lui revient directement et sans qu'il soit possible de changer cette prérogative de sa charge, le roi la lui retire et la donne au duc d'Alençon. Laissons parler du Bellay qui ne sera pas, qui ne peut pas être accusé de partialité : « Le duc de Bourbon eut quelque malcontentement plus qu'il nen feit de démonstrations ^ de quoy on lui avoit levé la consigne de l'avant-garde, attendu que c'estoit sa charge comme connestable de France. Toutesfoys il le supporta patiemment'^ et fut ordonné à la bataille avecques le roy ^. » Un peu avant ce passage, au sujet de l'évêque de Liège, du Bellay note encore comme François P"" reconnaissait souvent très mal les services que lui rendaient les siens, et il