‹ Le connétable de Bourbon (volume 2)Chapitre 13 sur 14 · OTES · texte numérisé non relu

OTES

s'il gardait le souvenir de l'injure reçue.

Lorsque Clément eut connaissance de ces conditions, elles lui parurent extrêmement dures. Il était à la merci de l'étranger, et dans l'impossibilité de rassembler autant d'argent qu'on lui en demandait. Quel credit pouvait-il avoir auprès des soldats ou des marchands , caplil" comme il était? Il ne devait inspirer aucune confiance dans sa position actuelle, parce que les promesses qu'il ferait pour en sortir manquaient de garantie. La validité des obligations et de leurs hypothèques , consenties en prison , pouvait être impugnée par l'observation que ces actes avaient été stipulés, non par une personne libre, mais par un homme en état de captivité. Les Allemands surtout refusaient obslinémenl les bons

de banquiers; noncontens de tant de butin amassé dans cette ville qu'ils avaient saccadée , ils menaçaient de faire passer au fil de l'épée toute la garnison du château , à commencer par le pape et les cardinaux , si on ne leur comptait sur-le-champ les sommes demandées.

Il n'y avait plus moyen de reculer ; le pape fut obligé de donner des sûretés pour l'acquittement de la contribution de guerre, et livra aux Allemands ses quatre amis les plus chers et les plus dévoués : les deux évêques de Pistori et de Yéronne , les deux archevêques de Sipons et de Pise ; à ces deux otages il joignit deux de ses plus proches parens , Jacques Salviati et Laurent IlidoUi , renommés pour leur opulence el

leur haule noblesse. Quand les Allemands

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