MU
rflur, taÂs qu'à . Toecamn 4udit senrice Ton paisse molester ou inquiéter en Ja personiie ny es biens ledit seigneur de Bourbon, ni ses* dits amis 9 alUés et serviteurs. »
Malgvé toutes ces promesses et ces assuran* ces qui garantirent fort mal la parole et la Mgnature.du m chevalier, le proèès lut repris le 10 juillet lôâ7 , et le proeureur général eonehit à la condamnation de la mémoire du duc de Bourfatn^ à la réversion de «es biens féodaux à la couronne et à la confiseation des autres. Le roi écrivit ensuite Hux pam clercs; un chevauebeitr d'écurie lui porta' les «lettres qui lui enjoignoient de se trouver à Paria le 12 juillet pour assister au jugement.
« Le 26 juillet) continue le mémoire que nous avons déjà cité, le roy vint au parlement temr son lit de justice, assisté des pairs et princes. Après que le premier huissier fut ap^ pder leditde Bourbon à la barre du parlement, à la table de marbre et au grand perron de& grands degrez, en présence de deux conseillers de la cour, et a raporté que ledit Bourbon ni autre pour luy n'avait comparu, l'arrest fut résolu et la compagmeise leva. Le lendemrâi 27 juillet, le roy retourna au parlement assisté
tomme dessus, fit prononcer à huîs ouverts^ c'est à savoir : par lechaocdier au parquet et par le greffier crimÎBd à l'entrée du parquet* L'arrest Ait conclu le jour précédent ainsi qu'il s'ensuit :
(( Veu par la cour garnie de pairs de France, princes et gens du sang, le roy séant et pré<aident en icelle, l'arrest et cemmissioii décèr* née en ladite cour pour prendre au corps Charles de Bourbon, et iceluy amener es prî* sons ^e la conciergarie du palais, et par faute dé ce l'adjoumer à trois briefs jours à compa* roir en ladite cour en personne sur peine de bannissement du royaulme , et de confisca* tion de corps et de biens. La relation et exploit du premier huissier de ladite cour, etc«, les trois défauts obtenus par le procureur général, etc.
«( Dit a esté que lesdits défauts ont été et sont bien et dueinênt obtenus, et par vertu et au moyen d'iceux , ledit seigneiâr séant en sadite dour aurok ordonaé à soil procureur général tel profit; c'est à savoir qu'il a privé et débouté ledk de Bourbon de toutes exceptions et défenses qu'il eust pu dire, alléguer et proposer en «etie matière, l'a tenu et réputé, tient et
T. 11. iS
rëpQte'ponr atteint et ooDTaiiicn desdBts cas, et l'a dëduré et dédare criminel de lèse-majesté, rébelKon et félonie, et a ordonné que les armes et enseignes appropriées particulièrement à la personne dudit Bourbon, affichées es lieux et places publiqnes à son honneur en ce royaillme , seront vuidées et effacées , et Ta privéde la cognomination de ce nom de Bourbon comme ayant notoirement dégénéré de moeurs et fidélité des antécesseurs de la maison de Bourbonien damn«itetabolissant samémeîreet renommée à perpétuité, comme criminel dudit crime de lèze^majesté; et. au surplus, a déclaré et déclare tous chacuns les biens féodanx qui appartiennent audit de Bourbon, tenus de la couronne de France médiatement ou immédiatement, estre retournes en icelle , et chacuns lés autres biens meubles et immeubles confisquez. Prononcée par messire Antoine Duprat, chevalier, chancelier de France, à Paeris,en parlement, le dBjuîHet 15S7. n
L'exécution de Tarrét ftit commise par la cour à un conseiller nommé Tavel, qui partit de Paris le SOaoàt, et fut par toutes les provinces du royaume où le duc de Bourbon avait des terres, oii il fit lire Tarrét, mit le roi en
possessicm de toutes les terres, fit abattre et effacer les armes appropriées au duc deBourbon . Charles-Quint réciama, sans rien obtenir, fouf le duc de Bourbon comme pour lui-même.
Plusieurs accords furent passés entre le roi, la duchesse d'Angouléme et les héritiers du connétable, lesquels furent annulés par lettres royales du mois de janvier 15S1.
Le roi ayant égard à la proximité de lignage de madame Louis de Bourbon et Louis de Bourbon, son fils, princesse et prince de la Roche-» sur-Yon, héritiers du duc Charles, leur céda, en 1538, plusieurs châteaux et terres du feu connétable, entre autres les seigneuries deMontpensier,deDauphiné, d'Auvergne etdeRocheen-Régnier.
Une dernière transaction, passée à Orléans, en 1560, rendit enfin au duc de Montpensier la plus grande partie des biens confisqués sur le connétable Charles de Bourbon.
CAPÎIVITlft DB«FM«fOlS Hr.
A peine François I*' fut il enfermé dans le château de PinighitOBeviafiffàs la bataille de Pavie, qu'il écrivit à l'empereur la lettre suivante, dant les ^rmes humbles et peu convenables, il faut le dire, font bien pâlir le fameux tt Madame f tou| ^st perdu fors rbonneur 1 »
Voici cette lettre doiiit loriginal est à la biblio». thèque du roi, M* S* de Béthune, n*.8471 : .
4c Si pluKstQal, liberté par mon couainie vis^ «c roy, m'eûjb.été donnée^ je n'eusse siJongiie* « mept tardé dever» vovia faire mon debvoir^ « corome le temps el le litu où je suis le méri-
te tent , et n'ayant autre confort en mon «( infortune que Fextant de votre bonté, la* •( quelle, si lui plaît par son honesteté, vous <( suppliant juger en vostre propre cœur ce u qu'il lui plaira faire de moy, estant sehur tt que la voulonté d'un tel prince que vous u estes ne peult estre accompaignée que de t( magnanimité. Pavqaoy si vous plaise avoir u ceste honesteté , pityé de moy, envoyer la te seureté que mérite la prison d'ung roy de « France lequel Ton veult rendre amy et non u désespéré , pouvez estre seur de faire ung tt acquest en lieu d'un prisonnier inutile et (i rendre ung roy à jamais votre esclave, etc.
<i Votre bott frèiie etaiby,
« l'tàHÇOlS. »
tt Frm^ b' partit de^Génes, avec iè vice-' roi de Naples, sur une galère qni le porta en Espagneà Valence, ouïes dame« nefun^BHip^ni ééàkoHiemmê (dit Séba^tâen Moreau « dont MM • Gimber •tDanjon ont réimprimé le curieux Mémaire) de l'aller visiter en son lougis, babiUées et parées qu^il n'y laiHoit rien, les unes
muq<aéeB]atvee leuU, violks, rèbctz^ tabourîM et autres nuCrumeata, et dândèrent devant lui à la castillane po«r Jay donner confort et es* jooissemeiit, dont d'atteunei après piasîéurs esbattements , dances et earvaiges faictes, les pria qu'elles se voalîssentdéKiasquer et daneer avec Iny s'il leur pkisdit, lesquelles n'osèrent Tesconduire ny refuser à sa majesté roytiie... Le roy priarunedes principales de danser arec liiy..« «lo. » • -
Ce trut d'un roi qui vient de perdre une bataille eoitame celle de Pavie , et qui , prison^ nrier de son eunemi, trouve le courage de danser , suffirait au besoin pour faire apprécier à sa juste valeur le caractère et l'esprit dé oe soulrerain tanteélébré par les poètes de oonr4 Enfermé dans T Alcaz«r de Madrid , François fil «ne nuiladie oriMlle dont il pensa monrir» Désespéré des lenteurs de Cliarles*Quint , il tenta de s'échapper de sa prison , enprenant 1^ habits d'ipn petit esclave maure qui le servait. Sandeval , évèqne de Barcelonne, raconte que le héros fut arrêté par le capitaine Aiarson, son geôlier , comme il venMt de-^e oosbumer à la moresque , ei'ée se noircir le visage avec de la snie^ ce qui est fort peu béfoïque ponr
im hérM. €eqoi Teat m^iiis encore feoMbfe , c'est sa protestation de^mt deux notaires contre le traité qu'il allait signer , et par lequ^ il s'engageait, entre antres conditions , à céder la Bourgogne à l'empereur, et à réinstaller le eoBnéftaUe et ses adhésents dans leurs biens et dans leurs titres.. On ne peut disconvenir pouktant que Francis n'ait noblement agi en déclarant à Charles-Quint que son abdication était envoyée en France , et que FMapereur pouvait faire ce qu'il voudnût de san prisonnier François de Valois. Aussi cet argument lui réusait-il mieux que les plainte» et les désolations , et il obtînt sa liberté apvès une captivité qui ne durai-pas moins d'un an et vingtdeux jours. Il en fut quitte pour, épraiser ia reine Eléonore , sœur al^iiée de Gharies-Quint; pour donner ses fils en otages^ et pouraanquer. ensuite k sa parole. Les. courtisans, qni trouvent moyen de tout enjoliver ,. ne manquèrent pas. d'affirmer que la pauvre reine Éléonore était amoureuse, folle, de son nouvel époux , qu'elle n'avait jamais vu, puisque les fiançailles se firent par procuration.
<i Enfin, dit Sébaatiai HMreau , le jour vint qu'il fallpt partir , . au devant duquel vindnent
- ils -
pldsieurfti^eaiilshoiiimeB de note de Fenqie** reur , pour le cemmencer à gratifier , entre lesquels il y avait ua gentiUioiniiie qnî avait charge 9 de par ladite dame , de luy dire quelr^ que créaace en matière d'amour. Il ne fault pa» demander s'il fut Je très-bien venu etouy dudit seigneur et aussy bien recueilly , je yousadvise que ouy ; car , conimecy -dessus est dit, l'amour de ces deux personnages nobles estott si très-éprint que plus ne poYOtt, et au lien de gecter soupirs et lamentations d'infortune,, commença à gecter soupirs d'amour , tellement et en grant abondance , que ceulx auprès de sa personne le pouvoient conjecturer. Ainsi, monta à cbeval ledit seigneur , en grande joye d'aller voir celle là qu'il désiroit plus veoir en ce monde , riant , chantant , s'éjouyssant et faisant autres propos de réjouyssances dont l'assemblée estoit en grande félicité.
«c Arrivé que fut ledit seigneur en ladite ville de... « en lougis paré et accoustré comme il appartient , bieotost l'empereur envoya querir venir au pallays pour commencer, à le fes* loyer , ladite dame estant aux carreaulx d'icelr luy pa{li^s.9 mussée .derrière une jalousie, laquelle. aç4|¥oit bien sa vepue , estant accom*
paipiéè de ses plus priDcqialks dames et de moîselles qui là. lui fiesoieot oempaifoie.
u Combien, que f^sieurs d'ieelles ne scavoient en quelle ôccasioD estoient là venus , de grand amour ardente , ainsy comment elle le voit venir , ledit seigneur estant to«t bien doré, ne se peult tenir de dire en cette manière à une de ses plus priscipalles dames r « Telle , regardés le roy qui vient $ hé ! Jésus I ce beau personaaige que c'est! Bien heureuse sera la princesse qui se pourra damer et dire amye et oompaigne d-ung tel noble prince , si trèsbeau , si très-éloquftat et accomply de toute noblesse ehevaleureuse et tertus. » Tontes ses dames et -demoyselles estoient aux autres car^ reaulx ou il n'y avait point de jalousies ^ lesquelles les unes avec les autres ne tenotent propos si non de la beauté dudit seigneur , et quant ils eurent bien regardé de loing, et qu'il lut auprès du patlays impérial , ledit seigneur regardant çà et là , liant et bas, commeoea à nppercevoirlesdites dames etdismoyseHes estant auxdîts oarr^aulx , regardant s*r1 verroit et appercev^eroit ladite dame etprinceswB auiid^ carreatitx , ^e ne peuH apperceveîri Toutefois , comme bénin et humble,
— «5 — le prince osta son bonnet de dessus sa teste 5 en fesant la révérence à toute la comtmignie, laquelle se pou voit ï^incipallement adresser à ladite dame. Aiasy , il entra dans le noble paUays iœp^al , en grand joye et délice , où depuis ses yeux furent assouvys de la vue de ladite dame , laquelle le recueillit ainsy comme son plus grand seigneur et amy. La table estoit couverte et Theure venue de soupper , et bientost se asseirent, faisant grand chère, ayant ledit seigneur Jadite dame devant luy ' qui ne se saouUoient de regarder J'ung l'autre , et de manger n'estoit nouvelles , au moins bien <}ue pour la contenance , qu'il ne se ffit sans gecter soupirs Tungà l'autre secrètement, pour confirmer de plus en mieulx l'amytié d'entre eulx, devisans ensemble de propos tous honnestes, qu'il n'y failloit rien/£n fiiisant laquelle bonne chère, phiffres, tabourins, haultboys, sacquebutes et autres instruments en grand nombre estoient au bout de la salle, Upissée de riches tapisseries, qui fesoient bruyre leurs instruments de pavannes , danses et caroUes, que c'estoît une chose très-mélodieuse à les ouir. Et combien que le souper dura par l'espace de troys heures ou envimn;
ce néaBtuMms leur sembkitt n'y avoir demouré £leniye*heure , delà grant félicité qu'ils y prenoient. La nappe ^ut levée , les mains lavées d'eaux odoriférantes , sentant comme balme à la coustume des princes, et gràœs dictes, chascun se leva , prenant son amye pour danser l'ung avec l'autre.
K Au sortir de table , ledit seigneur ne faillit de prendre par la main la susdite dame , ausquels fut apportée une chaise couverte de drap d'or, frire sur frize , hreitlers de fin cramoisy, de plus fin œuvre pour se asseoir , c!e qu'ils firent l'un devant l'autre , pour toujours renforcer leurs bons et honnestes propos en amour. Ce faisant , les uns dansoientpavannes et gaillardes , basses danses et autres danses à la castillane , qu'il faîsoit bon voir , car la compagnie estoit grande et gros nombre de gantilshommes , dames et demoîselleé ; lequel esbatement dura presque jusque^ au soir.
Cbascun s'alla retirer en son lougiset coucher, car il c;n estoit temps , et prendre congé des gentilshommes , dames et demoyselles , qui dormirent jusques à haulte heure , et à peu près de midi qu'ils ouirent la messe. La table estoit couverte et le disner prest , et sentirent
— 5W7 — •nun tel «sbatictomme au soupcnret^ bàtiquest , devisant toujouqs kdk seigueur avec ladite dame , où propos ne leur failloît. Les mains lavez et grâces renduez, l'empereur commença à deviser avec le roy , ce qu'il n'a voit fait enchores, de leurs affaires, et après plusieurs propos tenuz ensemble , laissèrent les dames et allèrent prendre leur esbat jusques au souper. Quoy faisans ne fut sans bien débatre l'ung avec l'autre, remonstrant ledit seigneur audit empereur plusieurs choses.
« L'heure du souper s'approcha et se vindrent retirer au pallays , et bientost après se meirent à table , et après soupper dansèrent ledit seigneur et l'empereur comme devant , toujours ledit seigneur tenant propos avec ladite dame, lesquels ne se pouvoientsaouller de regarder l^ung l'autre, et deviser ensemble.
u Les festins durèrent par l'espace de huit ou dix jours , au bout desquels vindrent nouvelles audit seigneur , que messeigneurs les dauphin et duc d'Orléans se approchaient de Bayonne , et qu'ils y dévoient arriver un tel jour , dont ledit seigneur avertit le seigneur empereur, affin de luy donner congié d'aller
audit Fontarabie et faîfe l'édiange, ainsi qu'il avait été dit et coacliid par les articles de paix. »
hà VIliLB DE ROME ET liBfi TBOUPE»
OU corrAtablb.
Un ^eriraÎQ copteiiiporaiii , Jacqnes Baoaa, • piurte , geaiilhomme de San-Miniato , raconte en ces termes l'occupatioii de Rome , dont U ^ été témoin.
, <i».p Quelques palais , dit-il, avaiwtéekiq^pé à leur' fureur •Il s*y était retiré ];»eancoupdo monde, des bpmpaes de loi, des marchands, <|ue la bienveillance de quelques seigneurs ,^ es droit de se faire, respecter par la soldâtes-^ que 9 avait protégés contre la première limpé-.
tuosité des vainqueurs. Cependant, quand ceux-ci s'ennuyaient d'être oisifs , ils se rassemblaient, au son du fifre , du tambour et des trompettes , en ordre de bataille , et formaient leurs rangs comme pour recommencer le siège de la ville. Ils attaquaient alors ces palais en furieux , ne s'inquiétaient ni des défenses qui leur étaient faites , ni des recommandations ou ordres que leurs supérieurs leur adressaient, et tiraient même sur leurs camarades, qui , du dedans , défendaient ces habitations» S'ils étaient repoussés , comme cela arrivait souvent, ils se vengeaient en y mettant le feu ; ensuite , ils les pillaient , à moins qu'on ne leur fît des propositions acceptables, c'està-dire qu'on payât des rançons énormes. Quel- <picsHttis de ceux qui avaient tntité avec les Espagnols Airent ensuite pressurés et rançonnés par les Allemands , ou virent leurs maisons incendiées par eux. Ils fîrenC un butin si coasiéérabte , que les oroix , les figures et autres objets d'argent , les sculptures , les tableaux précieux dont ils s^emparèrent , n'étaient pas estimés par eux le quart de leur valeur , et , ce qu'ils prisaient paf dessus tout, c'étaient le» jockilleries lét Por puis, qui tien*
«entpe» de iriaoe. Quand ils revendMent eiM obfet», il» ne se faisaient payer que T^nr , et ne demandaient rien pour les pierres fines <iui y étaient enohà^ées airec un art infini et donl^ la Talent ëtait cependant bien supérieure h eelle du métal. Gembien de statues de marbre et de bronze , sculptées avec un talent remar» quable , combien d» médailles d^emperents î de rois et de papes, conservées xlepu|s> des sièctes 9 rassemblées à forée de soins , reknontant'àla plusthaute astiquité, et d*un travail exquis, devinnent en un moment la proie d0 ees.barijares i A, ne parler que des efiets pris et emportés , on évalue la perte à -la -somme dé deux millions, et le montant des rançons imposées arrive jiu nsème capital.
« Les Allemands venu» à la suite de George Fffancusberg , dans ua état de dénèmeat œm-r ^t^ les pieds sans chaussure , les habits en lambeaux, et le corps exténué par la faim, on les vit tout à coup superbement parés, revètu4 de beaux habits de lurooart de drap d'ér^ou de soie ^ chargés des plus riches ool^ tiers et de magnifiques bracelets, la poitrine couirerte de bîjoiix de la plus rare beauté.. Les nouveaux seigneurs se promenaient insolem*
nonl, pAïc k» ni«ft de la rilk, sur dta-i^uik» «{ipartenaïkiiuiiK prêtais^ i»tsfiiBiu4iii«at hwm*> trefaire k fàpe et le» GardijDa«x. U» avaient è. càté d'eux leurA eonculmies, en rebes bro-* déea, obaii^s ^lemeotde jo^aox préoîeuK et de ooUiers eolevés aux eetelisoûra et aux» mitres, chasubles et auljres oraenienU du jMipe ;.et ^ à leur suite , yenaii «dleng eorlé^e de laquais et de pages eu belle bTrée.
«. Les somptueuses habîtations des eard»^ mm% , les églises les pb» majestueuses , aiosà f ue la chapeite du pape y avaâeat été transfor* nées eu écuries ; on n'y entendaitphn, comme au Umps de la paix , ces ooacerts desibjmne»
religimtx ; au lieu de psaumes et saints cantiques, ils retentissaieotanjourd'baides jur»4 ments ou des obscénités des pafefisenàfirs qui pansaient te^rs chevaux. Les crucifix étment criblés de balles ; les images à moitié brûléeo traînaient à terre dans hk litière , .péie-*méle avec les rebipies des saints^.
u Cette domination craelle du ryaînqueur éura^ BOB des jours ni^des eemasnes, mm «les mois entiers^ et oommesi elle n'eût pas suffi p^ar obAtier les coupables habilants dr Home, IMeu y joignit un aiitre'fléaii;i, Clés troupes
étrani^res étaieiit frappées d'un tel aveugle* ment , et poussées par une si fblle méebaa^ ceté , que sans cesse elles se permettaient des voies de fait et de mauvais traitements envers • ceux qm amenaient les vivres au marché ; bî«it6t personne n'osa y retourner , et la viUe cessa d'être approvisionnée. Les soldats ne sa*. voient plus on trouver de quoi exister; lesi magasins de vivres à Rcmie, aussi bien que.
dans la campagne, étaient épuisés. Après avoir mangé les chevaux, les ânes, les chiens^ les diats , et jusqu'aux rats des maisons , le bas peuple vivait de racines , d'herbes , de chétifa aliments à peine sufiisants pour l'aider à se soutenir. Aussi les gens de cette classe ne ressemblaient plus à des hommes , mais à desi fantômes, à des squelettes vivants. La faim, qui les dévorait , fit bientôt naître parmi «U3i la mortalité , et celle-ci la peste. 11 n'y avait plus de rue à Rome qui ne fût encombrée de pestiférés , mort ou mourants , et de malades qui invoquaient à grands cris le trépas pour mettre vn terme à leurs soiifiranees. Bientôt la contagion passa du peuple aux soldats ; «lie s'avançait de rue en rue , de maison en maison» La r^idité de sa marche ressemblait à ces feux
d*artifioe en usage dans les fièCes publiques y qu'une étîneelle, tombée sur la poudre, suffit pour enflanuner, et dont toutes les pièces ^'embrasent sncoessiyement.
« An milieu dé. ces cris et de ces pleurs , de ces incendies, de ces continueltes dérastatiens de la mort, je n'essayerai pas de décrire la situation du pontife. Il était assez humilié par la comparaison de sa grandeur passée avec son abaissement présent. Que de fois il tournait ses yeux pleins de larmes vers le ciel ! U se irappait la pmtrine , en s'éeriant : Deuê meus, in te êperavi; sabmm fnefac ex om* nihns penequmtiikuê me y et libéra me,
4ft Longtemps après la prise et le pillage de la ville , Pompée Colonna y^ arriva , et parut se réjouir beaucoup dé la fâcheuse extrémité à laquelle étak réduit le pape, Cependant quand il vit partout la. destruction et lamortf qu'il entendit de toute part des pleurs et des gémissements , eC qu'il renoonftra.dans la rue des>enfants , des dames , des prélats et les plus nobles citoyens implorant la compassion et demandant des secours , il fui; à son tour affecté desphis pénibles sentiments* A Ja vue de tentes les misères de la- ville et de la campagne ,
il œ pot retenir ses tomèd , et-sà douleur* Ittt d'mtânt pins vive , qu'ii avait à{ se reprocher la mine de sa patrie, sans avoir réussi à ren* verser la puissance de sa» ennemi', aiors en sàr^té: dans le diàtèau Sâint^Ange.- U ne pou- ▼aitïse «fosimuler qiie lui , instigateur de Ym* vasieb ennemie,- aurait mérité que tous les Bwuxxionlîclle avail: été suivie fussiMii venus ISnidre plutôt sur sai personne que* sur les lin^ fortunés .Romains qov en avaient jeté accablés; il était généreux et cempatissant, «t sur-Alechamp il ouvrit sa maison aux tnalbéureiix habitants. H' âpvait beaucoup d'influeime sur les officiers «t seMuts de l'armée ; il sVa ser^^vit pour protéger Thanneur des^femme», pour empêcher les veîeaiipns esiféeb pâ|?- les er* tayens , peur dimÎBuer les-ran^ansi des prit sonniers. Il mit tant de ioloaté, dé zèle et d%timanité à rendre ces services y qne^ dans l^de temps, tous les appartemetiti de>soii palais > depuis la cave jtisqu?au grdbiier;^fîq|r«Bl rènq)lis de pauvres femmes et de. noblusidaf* mes , arrachée • des mains du i soldat ,; à «qui leur rançon avait été payée par eAes ou par lui-4néme. Il donna également asile aux cardinaux qui, après aiiotrcéSévbafMié9 et mal-