SI
Un an s'était & peine écoulé depuis la triste issue de l'affaire du surintendant Semblançay, etd^à le pariement de Paris , docile aux volontés de la reine mère et aux insinuations du chancelier Dnprat, avait prononcé, le séqnes* tre des bieu du connétable.
Bourbon, retiré. dans son château de Moulins, jetait en soupirant un r^ardsuraa splen^ deor passée , et , dans Toisiveté que lui avait faite rinjuste ^àaff^àoe dont it était victime , il
s'indignait de voir àquels hommes François !*■' venait de confier le commandement de sa nouvelle expédition du Milanais.
Plus de fêtes dans ce manoir antique, oik si longtemps il avait reçu l'élite de la noblesse de France I Le silence recouvrait comme un crêpe de deuil les allées sombres de ces jardins égayés autrefois par de fraîches cascades, au bord desquelles un peuple de courtisans étalait incessamment l'or et le velours de ses manteaux. Les vieux faunes de marbre, habillés de mousse et voilés à demi par les branches incultes des grands arbres , semblaient dormir sur leurs piédestaux , oubliés comme des figures d'aïeux sur les dalles des sépulcres. La plus triste , la plus délaissée, la plus imp<«ttite entre toutes ees ruines, c'était leçonnëtoUedeBourbcB. : ..
• Tomt ebangea de fiioe ai» cbâteav de Moii"> lins^ lorbqn'an gentilhomme , anmré de L)r«Mi , tout couvert de poussière , acconrtit annonces au duc, qu'avant de passer les Alpes, le Toien personne se disposait «à lui oendre visite^ Le visege dki connétable, re^t nlors «a isërénké , et les jâordina leur pmrurei Des tou9tmn-€kaat^ gésde lettres siflonnèrentles roolesduBoiur^
bonoais. Une affl^i^iOQ de seigneurs et de dames remplit eonume par enchajdtement les appartements déserU du château. Des. sommes énennes furent dépenséei», et le dotnaine de ]|fottlins redevint en peu de jours plus luxueux etpliM royel qu'il ne l'avait jamais été.
Le duc, à l'issue d'un tournoi auquel François I^ avait Assisté , venait de quitter le roi sur le seuil du somptueux logis qu'il lui ayait pNp^é, lorsqu'il rencontra dans une des galeries du château quelques-uns de ses principaux officiers arrivés en toute hâte pour faire honneur à leur maître.
Parmi eux se trouvait monsieur de Saint- Romain, jeune homme enthousiaste de la gloire du connétable, et dont la faveur auprès dttduc était malignement expliquée par l'intérêt tout particulier que Son Altesse portait à Suzanne de Langenfeld, fenune de ce gentilhomme. Au château de Moulins, comme à rb6teldes Toumelles, on était généralement persuadé que Saint-Romain ^ en courtisan habile et discret^ connaissait les motifs de l'insigne amitié en laquelle le tenait le duc, et, pour dire la vérité, bon nombre le critiquaient phit6t p«r envie que par vertu. Ponthus de
Samt-Romain était accompagné de monsieDr de Buren , ou de Beaurain, fils du comte de Rœulx, chambellan du roi d'EsfMigne, et aussi de monsieur de Frundsberg, colonel de lansquenets , lesquels ne quittaient plus monsieur de Bourbon depuis Toffense qu'il avait reçue de François I**'. €es deux personnages, apostés auprès du duc par Charles-Quint lui-même , cherchaient toutes les occasions d'aigrir sa rancune contre le roi et de le pousser dans le parti de l'empereur.
— Hé bien! messieurs, leurdit le connétable en affectant un air d'hilarité sous lequel il essayait de masquer son dépit, pensez-vous que le roi soit content de notre fête ?
— Elle est splendide et magnifique , monseigneur, répondit monsieur de Buren. Le château de Mouhns n'a décidément rien à envier à l'hêtel des Tournelles.
— Madame d'Angouléme et messieurs du parlement, continua le colonel Frundsbei^, en vont mourir de dépit.
— Et pourtant, reprit le connétable, ils espéraient m'avilir en me dépouillant de mes terres et de mes pensions, en forçant unprinee du sang royal de France à se montrer aux
-"75 — f raaçtts.daiift(le fièlM éq«ipagq(dfiifl «aMvile fiBuinlle, raiiiépartMVMUvaiM#iiMiiïf«! Sttfaiur-» Bathel M s'ei^sera fas» li leurs s«oli«its ! Tant qa^a me restm^i un jopm de familie , une pièce de vaisselle à mes armes , je paralmi tei que je fus toujmirs^ «nrèc le lustre qui -sied à mon ran^ )
Le diic était retombé dans ses rêveries, que Saint-Romain interrompit par ces mots :
— Soupçonnez- vous , monsieur le connétable, le but de cette visite du roi?
— Il a compris que c'est une mauvaise igrrière-garde à laisser de ce c6té des Alpes , qu'une offense toute saignante dans un cœur comme le mien.
Monsieur de Bureo jeta un regaird d'iniellî^ gence au colonel Frundsberg, puis il dit :
«~ A la cour de rempeseur Giaries-Quint , où j'ai passé ma j^uattase^moasieurle-duo, um telle injure n'eût pas été foite à twi hévot «e voire aorte. HéksS pourquoi ntètes-vous pas né sujet' de i'Empereur \ oo pourquoi ne voulez-vous pas le devenir? ajoutait-il enliais^at la voix.Xe prtmier raag, appès^lui, vous eût appartenu ; une couronne ne lui aurait pa»
M WnilBT* VB BOqRMll. T. I. 7
«émMémi %f»p rioht fiBé$m$ pmn uan Wrog <{utluieAt.0oiiqaislen0iMfew ,
: Cf B (envoles arrachèveaft mt^OÊifm àw^dwè deBourtoo, quifittimirlsto rtieur sud sa^vip
— O Fiançais I**' ! a^écm^iU.j«uheli0aH|i>« j*ai vu combattre à Marignan! commest e»*tu.
deTenu cet agoeau tknide qu'iune main de femme gouverne à son caprioe? Un mat de ta mère suffit pour effacer m^s victoires, Aujourd'hui, pour une larme, tu lui livres mes titres et mes biens. Qui me répond que demain tu ne lui donneras pas ma tète pour un sourire t..,
— 6ites un mot , monseigneur, hasarda le colonel Frundsberg, et demain vous prenez le cémmandement des alittëes impériales en Italie!
•^DépendHil donc da vbua de ro(t» l'i^ir?
demanda le due d'an tom qài senAlail corn* OMwdret'UMa esqplioatian plus <&ecle.
^ Abmaïaiir de Eucen s'approcha .da oannéta^ ble i %tt ftir^nit à demti de ao!» p^urpaînt une UtVUpi. seaUée du sceau impérial :
:; -^ Neus SDBimps pasteurs det^ otdreade Sa Mi^eBlé.
rik'BawlMaiiéproBiiâ.tiBfi*i9iD«n9> ^ par téisl.tfoD «OBps. I BdnitiWiaimift ' «kaaseadev^^inaiiift. /
— lfa«étoi$régtt«l dil^y^ÉoTMea deiMbfibr mes ! humilier François P' ! einplir>l^(ifl<iiMlr duifaraft-delmaiiretigèanc^Ui • n w i.i -*-£t de HrtiU;eiliQiae,imoiiiiei9Wiûr^tifo<^
le JoiiYeBÎr de YM àièiix rouft'fitotiégavfiaf*» aiear le duc! ttsisjpst^ loaa ibotte^piiin^ ki roi' #t kiÇranofe! .PiéffeddeBmHvboavteo lAKfiij èila jeumëe de Poitiers ! Jacques de Bnid^ft^-ot Fierrajsanifils.à èa Î9uriiiéftideiBri|;Bi^>,f|»'ès de Lyon ! Louis de^BourbAn.^ eail<4lëli.j>à4«tMb> lailk d'iàiinoouni. I^iMQoni daiiWuj^ton^à la journée de Marignan ! , i . • *
Jiea émîsaMrea ttyqgtmlaitwm a f yère rit l'hésitation du connétable. Monsieur de Buren^aehâta d6;ia 'dissiper ^arfceâpacoies.? .:/.
•-^ChiAf» k heritenaÉee gtfnéi|ile^'fl«/ai^ wàéeMi^ .dont û. yous. investit^. noBàc%Boas> l'EmpûteBr .s'^3gbge dès à ||résttnt àéngaroso^ myattme lesi Etata é» Bouifaontf auxquels toa joindra ia Vtovmêfm eti|e.Daiiphi«ié« U.vtoils .qfi^4»9ailmi^-ia.{«l DmiaJiéMiQflak,
aa.M«r,sYmtY(^4u fïW]de P^riMgal.* ^t^lj^ro-
nefcfde.lYwliteer uni liéHiîM 01 «rilede ftoa frévè Fwchidiic f erd^Muid, è défebtë'^fnfilnls mâles de tous deux. Yoyetf voyei , monmm lé iikc)i)Toiftieeia éstiècritet^^igfiié' ée JÂ nain dbi^Biiqpefféiirf • ! ". »- - , i./.'i •i»-:
Le connétable se pfécîpita'vsQvilailélIreiqiKS
Iûft»oii^ mpnsMur :der.B«rén,<M^l la hmni à'ètelve:. smsiprèfiArei^âfiepavolé. GImi^ eMt iftttttUflltût (fii««) anaiété sa r^oàse / Smait* Romand seitepah^ leasiâilwjoiÉtés , .au^» àe séB nùâtre oamaie p(m#>!le>«oppiiér!de(SOD{|;cé
Le dttd iipéaiit bmsqueaiea^ la lettre dans les ttiàkiside-Âi^oiisieupide'Buiièifj ! r
. k^i'Bé iDieB^^aaiopseî^eiiP^'iiiupuâra ce^ lui-ci. !; . . '
' '-(- JeTttf psa V i«ép<Widi)b>MëeMiitiéY9i^ tehte. •: .- •/•■» :. ' ". 'v .
Au même lostapt^aD i^niiflfiçaik irouTiNia kiavâagés in^hrent lenr ctflme etilenl'iiidîfie* ranee . halnlMille , exoejpté . poilrUiil «elui ém iiiDa«i|i«r dé iBouvbon , surli^quel liriUaitren«' ooreieoinme un rellet defo «émpéte quivenaîl; dc^iio*lever8ére6ttegrandeAme.'I/éflîoliDn dm dMH me ilut(éeliapjper4»latsaga»çi€édcrf nm^. ' te'rdi n'aisii&teÉtrépirâs oè>v<rfii^ dalioa«>
Kas^queipour véniw'ctk*teû|B bénite qaî'.aeeusaieiit de cbnaétebléf*ito * prètar ' ik'otdlle : am BBMiTais dsMëÎBB c|uêi>ftcB.pa9tisaiiViderl%Bp«^ gne maobtiiaieBFl^ disadbfiai, afinid^opélrerjuiib diveraioii' de œ «èlé , }iei|daiit qqe rarniée française serait engagée dans le Milanaise Le roi fiNMiça te'soiireil «n<Tor}râiit 'messieiirs : de Btaren et VraiMlmtgimtpÊès âe sew kdtel lï se remit! peuntant^ et; f<fMbanC'la maindiiebiii* nâiable: ■"• J'* f '^ lî* »'i . ,; . mi ..
^-^Je ^îsicoDtettt |(inàni èoiisiti^ lui dM^il'j de rheéph«li«é) it^i!^ f^i^l^èi|Uè éke£ ^ousjîFoI de gentilhomme 1 un roi couronné- ne^ifeNÉt pa«fl«s^oyalettif»m'" <i
' — II n'a pas tenu à votre parlement , sire , ré(Mmdît' le' duo ',.. qu'il; «meeiût desiearé un lit pour l'offrir ài¥kveiMafisié^ 'Mais le radea* de noi0e'fiM*time»'il'eetipt|sf tpUeattut: disjoipft(«« rompu Vfa^it né nous ^ reste- une plânoke «rà( no«s puissions mettra «lepied*.
^ Avavi de voue y.»alÂfciiidon]]iePv«i0it eour sin , reprit François^ iligeiiatf bon de» Vfiftnas^ s^TBt éî 'elle est ass^Z'^file^^ur vdusfottter 8an8^p{rif.'>' <■ -iiî -,} ?ol ti'jyji «li . ' n..'-
'^Sit% , iiiUvyea4»i«lëiiiù^ride'Sourbeii, MiP¥ovièè|iee'est»ik>ttri4diM»;«'i>'i^)^=M' *• <- ' -
• ^ Je fowhailfr ^quSrite >ifiBÉt lOOfriniy )5 •»ur« Quand .je qifitUraî.Tolfe abàteAU, ear oi^g ëcvoirsjae dàif nknltde pcoieiigep m d«ià db cen» jouîmes le ^aîsis ,qMe'i!éproiMre>ei| voÉrecompfgiûe^ jed^sjrâ'trwufteiiIretenâirMul ài»eid. .. ..!,:. ♦..,>••<;..
• -«^Je;niereiidmi,/8ii^^&vmordoeft4 ^C'^rt Imwi» M«M|eMr i-Mkfthiti40 BonoiiiMi
«OBsievr de BiAm.^ )^iieIqviea:««ÉnM'fi«i«<m amis viennent de mettre pied à terre à: t9fira[ porteu VeuiUi^.laim.ieQ Mrt(i;:qM'i^oloient bim reçua eft ^m^s^pfvnf i:a«ifliir dAitHQi^
MimiicHir.: .
Le duc fit un signe de jr^pMt.-etcde^^DRÎSi
$i#nr . . ., , ' :iu. ,; I..., . ^ ./i; li -
. — Je yeux , monrconain » pjaolA Le iwi> ita |jb^ létîrant^ ipie ai iinjeiur yun de nous véneiAi^ «Kmquer à Ttfitre^ oncpifiiie îu^eoda qmU<^ |Mrt flont demeurés k bysHifeé«t J'hoimeup..
— Les Français, ,|répUfHanle, duc y S«r«lrt que» ai jiiinMfti:Ai fiûtti^;ç^ a'a ét% Qmi merci ! nide.ie&Qdtéjoidieilîaiilii^e.c^ ,,,.-.
i Xeii^.desQendft;daiia.Ies Jardlos « dlentf tenant tout bas avec les gentiIshomm<p[| qv^ Xf^r yaîeni a0DompAgilÀ4(Oli i»|Hui4l4ltt^te9li^ dans lescours Iespiaffemwlildf6ol|Qf auj|»q^Ml«f Qil
I monsieur ranfb^l et sa suite. Le 60Riié<table derfgnta Safol-Konniiii ytoitf . îssm à «e^ h^^ces., tn son nom, 1^ hHw^vrs de sc^ 4p* ■laine. Quant à kâ, tl te retira dasa ses i^p^ parlMBeots , après àvohr défendu à iep gensilr l'y venir trooUer ^ sous quelque j^éteKte^qpi^
^aint^oiMii aUa receYoir les wmreaim.
kètes de aon i^HSire.i»âllre^ Eo %n ioàUat um s|ifaBdid^ repf», leilr.fiit servi dam.iine 4e» (pderies'dit'èhétQaii; doottous lesDmrs étaient garnis de taUegux des fll«yu«urs maître» i^ lien», représentant les grafKles actions qui aTaientiU«ili^ii)es»n«ètr«s4y» ducGh^lf^de Bl>iirbM. Chaelindes «onvivei du ebAteau , en s'assejaol dév«n& ces peifiÉiii^^ fot obH§4 d'aïKNier dans iQlfnrid de sa •f^nseÈ^iatte que W vmmétfiislé)akmsMA était le pki»gldmi«3( df Ùh«| œs Jiérâs dont ia postéritéii^mt joaameré le renolB. j,\m .
il fisUalM $iiûiit*JKoniai« l'iordre exprès de sim maltffe p^rte dét^d^r à rester au milieu dis ces brnnmas qu'il isav^it >âtre les.eAnemsaeharma du d«e/«t les auteuro de sadisgràc«n id^<ftéMiê^iiliiVeiqmluia^skr«yi4onigouvef-
aenA^eGuyenne et son commandement 4e*
raraiée d'Italie; là, ClittlMA'diii'Brkai', graari Anconniar de fa couronne (qui, éxfond de sa Vénerie, prëtendaif^eti 'reiiHMitfer éans Fart de la guerre au plut habié %éainS daiit la l^ance pût alors se glowfier ^ , lèrbas- tai o no , monsieur dp Montehaau',' maittn' d'fateel du roi , qui voulait aussi trancher du capitaine et «kr- trtoinphaitenr ; puis , venaint. après eux ^rrotide Warty , de Ltgnyietqaefapies: antres jennesigeng'àt peine hors des poges^ qfai, poor êë pousser en ftiveur dans TespHtides familiers des Toiirvielles , rendiérissaîent eÀeone sortes OUtra^ qu'on prodiguait au prince que vou** laient'^erdre les flatteurs de la 4«hiè mèrei *' Renfennant dans son coelar ie>>iMpriBiet la ksine qu^îl resKenlâit pour des Ikutéassr'd'in* t#igues , Saiiit^R^Mnain meCMit Itoasises's^s k lem» faire nobletf^ les honoeanii;dè'e)MMeaii de MemKttft. Obéir aux moiédriMl» ordres do connétable, satisfaire ses pins petits désirs avant «sétae qu^ eét pris la peiné de» les eixpriitter ;'tel''^àk le pfew>de 'ciMiiiia^ qOè^sVéuit tracé ee^ <âilidide et loy«l Jëâfle homme, depuis que les'bknfiiits' dv duc «va^nt ajoaté les droits ;<di^ hi reeoanaiBsatipé'à' la>(préifetaâe îei slrMlère ttdttiivtatiea qu'il avaitiociiiçlie'péttrsoii
jMrôtéeMiY. 'It«à€'bi^4]a inoH; pourépai^;iléir uà tfoubï «m coiitf ét8il]^è ; et , pour défendre sa gloire outragée , ce n'ëât pàà été trop pôttr tui dé Irépaiidre Mit?''i^'iï ftang, L'àmoitr ^uHl éproinrait povrr éa< fétome ; Sb^aîiiiïe 'tJb La)i« genfeAd y^taH le sëtil'cdtëpa^ èû don e<»ùr féft aec^essible à va stcttré sentimétitqijH^êe dëv<Aie^ inêat qni le déminait tout entier ^ Élev^loin ché k'^our, peu ^iV^au'beau'^laugàgedë'lit rué Saim-AaUbiae , «t à eistte dciëneé dé deguisev la calonMiîe et 1*111811116 $011» lé vertil)» de l^ge et du rea^pect, $aitit-tBo0isMi s'enilretint loûg*. temps avec les; HMiyeim^ hÔSes d« «Mteaa, sans s^pèrcetblr^inrbhaque tndtde lêUr conversation étaitmiie'îàoqttèrie di»igée'o«ncre I» duc et contre lui-même. l#6seoiàyiveâ^ieieihfir* dis parle stoïcismea^tf^lequei te jeûne hoimiitt aeeueiilirit leurs pr«pos, qu^ 110 logeait pas iftèfôe à relever^ '««ttités peut^éti^ aussi' par éé c«pi^uèes lily»ti««i| d0 tki' d!£9pagiiev4é6hiv rèrkit par tmk d'eMdnïu'l^ *iHk\^ 4e Tallvi^ sion, qu'il fkttoti<di^i<6tifitiquo4\»biiet 4e leurs mystâiéaâ^mtiu^itft^ les yeftx*. <i ' • Dès i'kisttftif t>â^6akî(4tb«Datn'put^e doiiter que c'était bien à ltii'«(àU»û''eB' aVik,^>Bon Gt^é et soi» IraitfétiJr'jdeiriMtent-iplttfi eha-
ligr^^isfim'^ cçUas de leuni piiii^x|iji7LQe<4»iM|iT QioBsictur i4« Vonaiv^t f pjp{^( J^ glaçQie pr^- I«ili4 (11$^ A3S^^ d'ifidM^itÎpp^ .p9Ui^ xpl'^p,!^ SRiofrRomKux ^i:4«ii çoop^bte,^ telle ^'Ui',s^
£wiiteuU.$AÎiB^Ik)nai«^.pAte.deoolèp .et le^
.i-rr Mkénible làfihel BÎéccîaHlrU, je fee cbàtii»- «ni rQOHune ,tu iiiéiritef..£t H icouriit aur hii r-épé» h9»te ;«Mi»lejeiiii6 ooiote deLigny eat l«(eiQps»d'arrètpr feabnift^. ' «^ .
. •— Rardieul dit de WaMy^ à qui ce {nouf^ Me»t dam* le ^mps de ti»^ ^seo épée^ teÎMftr le .yeviir .i}t^iiioJL!i.lN<aH^ 1^ t^abi^mi, bemi aeçr^, «urimi ftit G^,.^/dîaMe y,iA-^ii!iQi ^^qi^W^ «nâme. ep y .(K>i|iprena«t cet bpaw Dète mari .d« J^urbflQWW^^^^ni «le moh^. que «Eiademedeâaiot^Roiwftuest 1^ nmtlïrcis^e du floonétableckfaiMrboQt? ^ <.. .
«^ Saiift-RiHMifi ae4âb«iPniS3ft de i'ëtmiiHÎ^
dn eMÉto tfe<iâgagfir, ef, d!iiil ooo]^ de son épépe, ît-fitipakv.àltanvcehiî qui Fîivilluii^ Orii tlmaupréUÊi antùUM du MeMé qai, pèreé «biMvteiiiMrt, et transporté dâB8- une flaMt Yoifliae, répétait emooe daiiâ W bra» d^ aeà
— Tout oela n'empêche pas que madanieiéc Samt-Rcmunn ne soit la maitresse da cohnéta- UbffeBettdbon*
OnaYàit «rrafèbérépée sanc^bnte des: doîgU cwqpésrde 'SaiMt^n wmnim* Bonmvet vonfatpë»ter sévl-aveè hn pour lecafaièr ^ pawkmrl que les nattes QMtvffesâceompagnaîeatle oikëdcein du chàteiNi dans la obamfare du malheureux de Warty«
^ Mobsœu#^l^Éaûral« répétaîtSainl^Ibniain, uû de vos gens m'a pubHquenicpt outragé; H fiiiit qjo'il rétracte pubKqueraentsa «dbmnie; il le faut pour mon honneur , ou j'iraidemaiiider jiMtieea» roL
-^ Loin de moi, rëpUqaa T'amiral!, la pensée d'excuser l'ûnprudence decepauvreWartsi.
il -a^u tort, monssebr,. je Tdus .le-oennéde. MMiialkr iionS'pWddre an n», à tduté fciooiir, ypensea^ena?
^ J'irai pourtant, nensieilri l'alliivai.
.' ^- Allfnu', teibt4loiimij. floym ntlie. Ne diynlgiiex rien ; ne wu» dÔDoèapasi i en afteptade à cette feule toujoun: avide de fcaiulale. Ce a*est .pas la première fois qu'un- tel maH^nr frappe un honnête hooraie. Pnûque .voua yaffiraiez, je veux croire que yoOB ignoriez oaftte^ îètrigné... : . . - .
— Vous n'y croyez paavous^ sieur , répliqua Saint-Romain , ma i faennéte et sage , n'est-ce pas ? twis le savez. Monsâeur le diic est famnaiie dlMHKieùr;, tous le savez aussi. Fenrquoi en vouloir faire à.mes yeux deux monsti^ qm je ne 'fwnrvaiaf>lns regandér sansbaine, car ils ra'ansaieait'tn»iq»é ? C'est inutile , je ne puis croira à cela. '
— Pourtant f insinua Familial, si i'on vous donnait une preuve? ,, r,
•^ Uaepreuve!... Oh I non... Celle preuve n'existe. pas.
— Il ne tient qu'à vous de vousconvainere, -aujourd'hui.», dans, une heure. •• à l'instant
•La luretar du jeune iMMume s'était trana* formée touti coup ca un herrihleabaitenMttC ; il n'osait ni parler ni se taire ^ aea yeux baissés redoutaient- de TencOBArev lie regard de
' de BonmyeU • €elui«^i le pressait de plus en plus.
— Une [Nreuyel répëla Saint-RoniMn : oh !
non ; n'adhevez pas , je ne Yeux rien savoir. , rien rechercher, rien examiner; je craindrais irop <{ue iBoa jugement prévenu ne se fn^t à Fappàt d'un.piéf^. — L'amiral poursuivit i
— Madame de Saint - Romain , que vous .croyez à Paris ^ ooeupëe des devoirs de sa chaire auprès de madame d'Angoulème , ma* dame de Saint -Romain se. cache ici depuis hier sous un faux nom , dans une maison de la ville* Hier , reprit Ronnivèt après un silence que le jeune homme atterré n'avait pas la force de rompre, hier elle a fait rendre une lettre à monsieur de Bourbon par une femme du peiq[>le qui a feint de venir demanda un ae* cours.
— Et cette femmOi.. interrompit Saint- Roinain»,
— Cette femme , vous là verrez. EUe vous conduira au rendez-vous qu'elle-même adonné h ^monsieur le comiétable.
En ce moment on frappa doucement à la perte de la galerie. L'amiral entr'ouvrit cette
porte : wm vieille leniHie sViirdiiça. ftmiiWet la prit par le bras et la conduisit, sans dire un mot, anfrèadeSMiit^Hooiiin, ptiisilse retira. Lenuvide6Bmine, accoudé sur le dos d'un lauleaîl , reganfadt Tenir b lui eelte apparition qai semMait évocpiée d'un tomliêaii. Les nalheur»et la souffinnoêf, plutôt ^ les ^fhnées , avaient vieilli les traits de cette feÉÉnie, •ar lesquels on dém^iaît encore les traces d'une beauté absente. Son front hautain, ses longs foaoL netrs qui jetaienl des éclam par intervalles, ooBtrastaîent d'une fiiçov bizarre arrec k pauvreté de sea blibits.
-^Qui ètos^vqus? df nHda Iq jeune honone.
■t^ Une. misérable. fottme cpse asonsieur le -dnedeBouibon , lin soir qu'il se rendait anx Tournelles , fit bot^e b ooops de Ibyei , par ses (psns, dans la me Saint^'Antoincf^ N^étàecvous pas de ceux-là , vous ?
•^ Non, répliqua. de. Mnt-RomidÉ. Que m'importe ceci! As-tu autre cboseàmè^Kre?
-^ Vos non» ni^appelaient la softiik^e italieme ; jugea de œ qveje dois savoir^
-—Au fait! meferasrto voir ce que ttf aa^t?
— Aussi vrai que mes malédictions poursuivront jusqu'au dernier jour votre colinc^table
et totts ceux cpii font aidé daiiB ses massacreft du MHaQUfl I
— Songe À 'quoi tu t'engage»! c'est la mort»
situmetTNHnpaia^
— Je le sais.
— Et madame de Saiut^Ronain sera là» dis-»
t», cbeileduc?
— Elle TOUS yatti^nd,
— Comment le sais-tu?
— Cest moi qui l'ai conduite À Moulins* Elle hésitait, je l'ai persuadée; elle tremblait» je l'ai rassurée,
— Malheur à toil
— Non 9 malheur à lui I à l'assassin de mes en&nts! Croyez-Toiis que j'abandjonne. sitAt mes projets? Pour la conduire id i j'ai feint la misèreauprës de votre femme ; elle m'a donné sa bourse et du pain. Lès c€9|irs qui aiment s'apitoient aisément! Pour acquérir sa confiance , j'ai simulé des larmes » et j'af^m ses lèvres de rose s'appuyer sur ce front flétri; ses lèvres dont les baisers sont si doux!
— Ahl tais-toi! Va-t'en! va-t*en! sorcière maudite ! Non 1 reste 1 donne-moi ta main poifr me guider , car mes yeux se troublent. Vie^a I viens! conduis-moi*
— Oui , je vous conduirai, reprit la vieille en s*attachant de ses deux mains au bras du jevne homme. Tous la pnnirez^ de votre déshon neur, n'est-ce pas? Promettez-leHnoi. Vous avez votre épée, votre. poignard; fort' bien. Quant au séducteur de Suzanne , un bras plus haut que le vôtre Tabattra. Moi qui le haiS, je n*ai pu le frapper; les démons sont pour lui? N'avez-vous pas vu dans ses yeui, sur son front, ce sceau de la fatalité , étoile infernale qui' le m^e vers un avenir étrange , mystérieux, inconnu ? W'avez-vous pas vu qu'il est de ces hommes donnés en exemple à la terre ,' idoles adorées et ihaudites, que la foudre finit par briser sur leur piédestal? Depuis dix ans je me traîne sur sa trace pour qu'un instant de joie me paye d'une vie de misère et de larnies. €e jour viendra. Dieu est juste! ' ' "
— Vous le haïssez bien , madame !
— Vous le haïrez comme moi , quand vous aurez vu jusqu'à quel point vous êtes outragé.
— Marchons , dit Saint-Romain , c^est trop de temps perdu ; mais ne va pas me tromper ; cette épë^ une fois tirée ne doit phistréntrer dans le fourreau. v .
Ib disparurent tous deux ; Tàmiralde Boa-^ kiîyet entra atis'sit6t par l'autre extrémité de la galerie avec monsieur de Brion.
— Tout va bien, dîtFun d*eux; allons conter l'histoire au roi.
— Bravo ! dit l'autre ; monsieur le duc avait oublié cet intermède dans le programme desfêtes de son château de Moulins.
Pendant que ces choses se passaient , une femme voilée était mystMeusement intro^ duite dans les appaHements particuliers d« connétable,' où celui-ci n'avait pas tardé 11 la rejoindre. Au moment àh l'entrevue de Saint^ Romain avec ia Vieille que Itii avait amenéir l'amiral commençait à prendre fin , nous trou*vous Je duc de Bourbon dans une élégante galerie attenante* à son àppartehient privé , se promenanl en compagnie d'une jeune femnfe qui cherche à le -retenir encore auprès d'elle.
— Déjl^ me quitter, monsieur le due? dit la dame d'un ton de reproche. *
— Je le dois; répond le Connétable; le tel vapaitil*; Pignore de quelle' afiBni^ importante il me veut parler, mais son ordre est précis': ne me jretenez pas.
— Moi*mème , reprit la dame ^ ma sûreté
^e ne eoDinnfide-t-eUe pa$ de m'élpigner de pe château? A tout instant j'y puis être surprise , et cependant jeTeste«
— C'est ^e tu es vr ange !
— Voyez pourtant à quoi je m'expose pour vous voiri Mais 9 reléguée seule à Paris , vous sachant en proie h tant de persécutions , je n'ai pu tenir à mon in({uîétude :, il a fallu que je vinsse^ Bêlas I pourquoi suis-je vei^uel^Pour oublier en un moment tous les serments que j'avais £aita J^ Dieu , pour oublier mon devoir, le respect de mon horaieur, tant de jp^rs passés en lutte contre un amour qui devait^ enfin me dpminer I comment oserai-je maintpoant lever les yeux vers le ciel et le prendre à té^ moin de la chasteté de mon âme! Ohl j'ai .perdu pour toujours le doux repos de la censcience !
— Le bonheur te le rendra*
— ^ veux vovi^ croire , car un homme comme vous ne peut i^entir. Pieu ne s'esf pas ;{4u à formçr le cœur des héros de ses plus sublimes vertus po^r y. mêler lef b^^s.pf^^ons des hommes.
— Regrettez-vous donc le sacrifice qu^e.vous m'avez feit?.
— Ph I AQii , en mon covfB ,e( nyi». Amr sonti^ viQu«! Am moînjire floupiw de voire péril ^ j'ai tout mis en oubli , et^ suia Ace<m^ rue sans autre comp«(gnie5pi'une|)auvrefeiim? bien a^h^urciaae ^ qui vit de mm secours de- ]wis jplufi^urs mois.
— Vous ^es si Jiopiiel
— C'est cette femme qui vous a «eikiis OMMi billet, ^e nK% b^m f eo^ii ce^piei'/aftlÉit pour elle. Aussi je l'aime , monsieur 1^, duc I j'i|i passé mon enfance dans fon pays» quoique j'en aie perdu le souv^ir. l'Jtfiliff ! 4|q«Qd h reverrai-je , ceinte b^lfe <;«Btrée de a^ ré^^^ Que je voudrais pavcoijurir aveçvpus;€^s TiUft^ sompti^uses toutes sonnâtes do votjre gloire I Car je n'ai rien v^ de cela » moi qpç m^n.piv^ cacha tout enfajsit parmi les toinh«M>l^ d'une ^ise pour me soustraire aux hasards, des baî^ tilles. Ce que j'en sais, c'est ce qu'il m'en a dit. Mais je suis bien folie , n'e^^^-^e p«y|7 j'oo^ Uie que voua vonlef p^lir, qii'il ft^ut que vous partiez. AUe^ , moff h^rftft^ m^n mattfie. dodt je sui^ plus ^ère qu'iw ffffji ^ ,^ ÇQUiTOPUO) allez et emportez mqi^^we.iivep V^uat . t .«
— ie reviendrai poiff t^edire j|dieu«
Le connétable donna U9 b^iiser ;Hiir le Dr^nl
de cette femme qui lé règardftitr partir avec une inexprimable anxiété. Otmime il se dirigeait Ters la '^porte, sa maîtresse fit quelques pas verslui , et , se pendant à sdn bras :
— PouHant , dit-elle ^ je m^étais promis de ne plus vous aimer, de ne vous revoir qu'avec les yeux et le cœur d'une amie ; que j^étais insensée! •
— Men amour, répliqua le due ', vous saura gré de cela.
-^ C'est moi qui voué aime, monseigneur, mais d*ian amour fatal et sombre , qui me fait peur. Dieu, par une chaîné invisible, à lié ma vie à la vMre , comme Tarbrè ^ la raeine , comme la fleur au soleil. On nié peut nous séparer sans que je meure. Vous savez ! ce savant astn^ogne que vous consultez quelque^ fois nous a prédit que nous devions mourir ensemble. Oh! qu'il avait bien lu dans le livre de notre destinée !
^^ il est vrai , reprit lé connétable impatient de terminer dette conversation , mats ce n'est pa0 nijios' séparer qufe nous quitter un instant pour nous rqcHndréaprè^."
— Les heures^ fuient bi vite! soiit^ira la dame ; èôbgez que ctettè ndit je pars ! Vous ne
me Aes plus de œ» chose» que j^iitua» à vous entendre «lire. $ec»t-ii vrai que les pensées du génie tuent Famour? Serait4l' vrai que le désir satisfsit s'éteint de lui-même oemlnei un flambettu ccrasumé? Oh ! il n'en est pas ainsi demoi!
. — Monttnourest égal au tien, Sncanne; mais songe enotMre nn^ fou qne le voim'attendi
— Vous disiez autrefois : Le roi peut bien attendre !
— Écoutez , interrompit le duc en se précipitant vers une fenêtre dont il écarta doucement le rideau , n'entendez -vous pas dans cette cour un bruit d'armes? C'est le roi qui me cherche! peut-être vient -il dans cette chambre ! Voyez ce que vous avez fiiit ! Qu'on ne vous trouve pas ici. Fuyez ! fuyez! Adieu! Suzanne I adieu, je vais au-devant du roi.
n- O mon Dieu , dit la pauvre femme , plutêt que de voir son cœur changer , puissé-je nmirir ! — Et elle s'avança vers une petite porte à demi cachée par la tapisserie. Au mo*ment où elle allait sortir, la tapisserie se leva , et Saint-Romain parut. Suzanne poussa un cri de terreur et se précipita vers l'autre porte. Son mari la saisit par le bras..
« ^ Ptiini flf ce eèté» vtdataie, hiî A^ià d'une Foni étouffée., It roi et sa ceur âont ta ^ ^ foidltat dans oette ^Icrie» Siletice I veoM 1 Du Booàtt je Vods épargaerai la honte C i Ib ditpâniTttDt toits deuA. Au méniQÎaitaiit, par l'autre porte , entraient le roi et le oomié*table aoéompagnéa de TamiFal de Bomîvet et des prnitfpauit yptâlshlJBMnft de let|p SBtie.*
LA DEFECTION.
— Passons sur le^oérémonial , moaoousin 9.
dit François I** au ducde Bourbon. Las d'attendre votre bon plaisir, le roi vient prendre congé de vous.
— En vérité, sire , vous me voyez confus, balbutia le connétable auquel l'impaUenoe de son cousin ne laissa pas le loisir d'adiever la phrase conunencée.
— Foi de gentilhomme , monsieur le duc, *• k 9
j*ai eu le temps <le m'faabituer à vos sliperbes caprices : n'en parlons plus. Avant de monter à cheval j'ai voulu vous entretenir une dernière fois de choses qui nous intéressent tons deux.
Le roi fit un signe; les persimnes qui l'avaient accompagné saluèrent et se retirèrent aussitôt. François I*' se jeta brusquement dans un fauteuil , d'un air qui exprimait combien il avait hâte d'en finir. Monsieur de Bourbon , sur son invitation , s'assit à quelques pas de lui.
— Maintenant, sire, dit-il , je vous écoute.
Krançois commença :
— Dans quelques jours j'aurai passé les Alpes. Dans quelques mois, j'espère, j'aurai reconquis le Milanais. La ligue d'Italie croît en vaitt iHliftrèiei' «A se Mliàttt àKita^reur; j'htiArilleMifi là Kgtied^Itàlle; je ptlnil^lé pape de ses jlréAkiaftiotis hostiles ; je téxt^&ttûéttà Venise pour avoir acheté la paix déF AtftfMnè, GéHëi , FièiiftAée ^ Siètine et Luéqtoes ^ tonte Cett«< cdu^éé dé pétilà serpentât itiâieiis éfoe FAigle<h^€baHes^}«nàlà f(tfiéd<M*e séusies ailes , se repentira d'avoir -leVé làf fêté; lé*né m*tÊniiépB»éé éomhàméékàé U ntèitietemps
HMfM ee B^reo^M. Queltpic CfU leur maai IwBy î« n'ai îratM- israwli Ictt épéea de Mtt «HUieiaia quMid UaiMont tàfées au tokdh Mai^ que» Mraa ies fauii s^ndxlaiiti» delà fidélité, des trallreA aiguifleBt eeatiw moi dans Hoinkre di^» poi^Mudt; qii0dw-Fffan4m9qiiitiifuieiitdMM ieitfs Budas les disft de noftproTÎaqes, «mpî^ MDt apnèa moaahisape pour ourrir nos poiv ie» à i^tnngfr, voilà cq qup je redoote et ce que je déel^ire inftiies atomieurl
Eapronongant cea mots, if nâ Ifappa irlveneaftde sa suûa ielv^di% lantsiiH sua lequel il était appuyé ,. et il oouaidéra fixement le 0>iUiétaUb fuî Bebai«sa pas la J^pièce.
mr ^ir», répondit tnmnpiiUÉmeitfUe due, si .voua ey#a la preiiv^ qu'un Français, fût-il des ybx» grauda d^Ç' YOtre royaun», ait eoBçu un iléi dAsaain, qpe'tarctosrvoiia à le punir?
— Hou eouato, ponrauiYit François que^ iffm pa» déccHMerfeé par cette asiniraiiee, votie o|^iiiioa à ce si^et est d'un ^nand p^ds à mes ffm%0 11 m'en coulait, je FavoHe, de fcn^çoii- Mr.des euneoii* da aiott tiène dima les pr»aM0PS ra«^ de aia n<d>ksse.
— ^i«, repcit le «ennélable avecee ton
d'avda^e qui lui était hiMttiel, le tiène de France nî*» d'antres e&neoijsr que vos courti* aaas; Ce seul eux qui dépoviileront votre peupie du respect etde Taiaour deson roi, et leur roi de l'estime de son peuple ! ce sont eux qui vous aliéneront leeœurde votre noblesse, sîre, et qui mettnait à mai le royaume, si vous n'y prenez garde f Voilà les ennemis et les traîtres! Tant pis pour eux, si mafiraui* diise les démasque ; tant pis pour vous, si vous ne les ree(Mmaissez..pas àce portrait!
Le roi laissa, percer un: mouvement de colère, qu'il réprima presque aussît^. Puis avai^ qaiq^ vivement son fauteuil :
— En estni un seul , monsieur le duc , je vous le demande, qu'on puisse accusercomme vous d'entretenir chez lui les mécontents et les étrangers «ispecks ? Si B<onsieur 4» Lau^ trec veut'insulter ma mère, il vous^ trouve.*^ messieurs de Buren et Frundsberg, espions avoués de l'Espagne, cherchent du crédit en France, qui le leur donne? Yaus ! qui en faites vps plus intimes conseillers t Mes amis ne valentrils pas les vôtres? Vous seriez moms jaloux, peut-être, de cequ'ils^oat ce^demoi, si yotts vouliez vous souvenus que le premier
aeled» ma rdyavié Ait de- tous gratifier de Fépëe de connétable, qu'avaitportée ayectant d'JHMiiieiirJeande^oiurbon, Yotre aïeul.
Le coniiétable se lera pour répondre à cette interpellation , et , frappant de la main à son tour le dossier de son fauteuil .
— Sîret yousonbliezalkssiqttej'ayais gagné cette épée* en Milanais, en Guyenne, en Bourgogne , et que , peu de mois après votre don-, je la nettoyais de sa rouille dans le sang des SaissesàMaiignan.
— Je reconnais , monsieur le duc , interrompit le roi, qui fit signe au duc de reprendre sa place^ je reconnais qu'en cette circonstmce jeYODsdnsla^Tietoire* et la vie. Je m*en souviendrai toujours. Si quelques nuages dépuis ce temps ont passé entre nous, je veux* le^ écarter. QuNine double récondliation^cimente notre nouvelle amitié. Foi de gentilhomme^!
vos biens vous seront rendus. J^y ajouterai même d-autres marques de ma- faveur. Fendant mon absence, vous prendrez les ordres de ma mère que j'ai nommée régente. Je vous investis de la lieutenance ds royaume. Mais, de votre c6té, j'exige que vons me fassiez le s^acriflce de votre rancune , que vous retourniez à noCrb
^vm machiae la citwhawe d'Jlki^oiilèniev.Votre maiiio i^qu iM>uAiii! dotmwt-amùiyatremmM
— Jafnfôftl sWf jnwMÎnl répoaiklmÛÊBt en Fetîraot U »iemi9»
A son tour l.e roi se I^a.
-- MpDiii^iiir» j'aijirwua «o votre mm.
— Pi|U«e jA.foudj;em''écrttier9 é'ém^ le^Hw, ayant quej'ëpovse une telle femme.
fremqoi^ I" mo^iX «qq gantik colère.
— Pas un mot de plus, moosieiwde Bourboft, songez «pe ¥ouii parie:i.de mm mère.
I«e nom de la duchease.d'Angottlémearait r(éiieiUé tous les ressentiment» du connéi^to. H^ne se posséoUit plus ;- Jl ne. savait plus gain denaucune mesure ; 9^ franehiae allaitfe pe»dre.
— linn feronif^^ coplÎTOMHt-il , qui , par les «iàins4<^. 4011 iofâme cbaneelieB Doprat, amis V>utes les charges dti.royaume à Tenoan !-
La patience du roi était à bovt, sea làvms tf^mblaient^ saaTÎsiigearoonvrait'dhiotpàitvr lîfide* ^
. — TaftM'TOtts^rooptieur, fitNÎlen imposant silence de lametnà son înqpr«d|pnt intefloeibteur, qui poursuiTitsans pitfé :
~ 9m fenançHioiil l!av«nM^ «t k evpUitë ffaraùmft noÉn^ye*^ sidle.rMMl, de^cqplvto et
— Vona m'inaiilteiï^ momieulTy a'ëcrifeiFrançois I*' hors âé lui.
Un MvAet retMAît stir la joue ch «omiétâbie. Du méim eou|^ laimiîii dhi d«e véMBiia 4iir lu pQi0aée.d»«Diçiépë«;«|n faillie être brisée par le choc : cette main resta comme c â i MriiL àJaplMBeeùtelle avait frapjpé. La porte de la giderie. «.'oavry^ an méipe. instant, et, e« un dind'œil, yingtpersonnes s'interpdsèpmliailre le rQi ai le dm^ U se-fift oja âienoe effirayant. Sur «u geate éaChabotidcw'qrios^ «me eon^a- {poie de haUeburdiei» ban» Pissne do'la gai»
lerie.. Bemaivet le prcnier basai;da« que^nes nota a«qprèa.dtt<roi :
— yotce.Mlîeiléj» dît-il en jalfoit ua regard ds^ cAté, dtt eonoélable , n'a^t-eUe paa d'ardit àoousdowMV?
— Je inlai.point appelé y manateurramimil , f^ndi^ k m tffvo un* cahoA apparenli ^ onia, puîsqvie DOina voi^lpv^an dépïmly à<el^ai-, mesaieiivftj Aaranij^uîna» jaum^.nost feraiia beau jeui à naa entieinis ao»»le8 mura de Milao.
Tout Mlle foule s^ëMula. Les pùHes de la faietîe «e refiBrmèrent ; il ne demeura pins avec le duc que quelqueseffieiende ga mftiton.
*^ Un aoufleti s'écria le connétable qui serra convulsivement la main de Montagoac- Tausannes , debout et immobile devant lui :
Hn< soufflet! Mbntafnacl et je ne l'ai pas tué !
Le colonel Fmndsberg aoeourait en oe mo-
—^Monsieur. de Frnndsberg, luiciîaleduc idu plus loin qu'il l'aperçut , le roi m'a donné nnsoiiAetl
— Gela crie vengeance , monseigneur \ — ie l'aurai ! je^-l'anFarf j'en jiire Dieu ! la %erre ne peut plus^nous porter tous deux désoriOmUl Mon paovre Pompérant, poursuivit le duc en se précipitant au-devant du oapîf- Itaineide ses gardes, qui arrivait tout pâli de ia nouvelle qu'il venait d'apprendre, mon pauvre Pompérant , je suis déshonoré , avili : il a osé me donner un éoiffflet! ApproebeE tous, ^messieors; reprit 'le connétable en interpeK lant par sonin^m* obacttn> de ses gentilshommes qui entraient en foule , venez voir sur ma joue i'empreînte' encore' chaude de ia main de François 1<" 1 Des Escures , de Beaumont , d'Es-
'pinA , Tftremies , si tous voulez savoir com-
Bt le roi paye les services de sa noblesse, regardez là !
— Monsieur le duc , s'écrièrent à la fois les assistants , nous pai'tageons tous votre ajffiront!
— Que nous réserve-t-îl , dit Montagnac- Tausamies, s'il Iraite ainsi le^ frfus glorieuic prince de son sang ?
— Pour moi y ajouta* monsieur de Sliren, je retourne sur les terres de l'Empereur.
^-Yotts ne partirez pas seul! interrçmpit le due de Bourbon.
— Dispose» de' nous totis, monsieur le due!
Le connétable remercia d'un regard ces fidèles serviteurs qui liaient ainsi leur fortune à la sienne. Il fit quelques pas , la tëfte baissée et le» bras croisé» sur sa poitrine : on attendait en silence qu'il fixât par un mot toutes ces ^estioée» qui se c(Mifiai^it à lui.. Il releva la tète et regardant ses amis en face -:
— Ce soir , mesôeurs , je quitte la France !
— N<Nis vous suivrons ^ répmidirent^ls.
— Monsieur de Buren , les conditions de ' rEaspereur I
De Buren lui remit rospeel^mMieiife la lettre pliée qu'il te^ftit GacM« 4flfift »» mm* Bourbon l'ouvrît, et, marchant de i|0i|fiea«i à ffanàs pa^ :
— J^e aort en eat jeté^ d^-it» 11 l'u T»utii , Dieu nous jugera I
En cje ivoment cette foid# 99^ onvrit ses rangs devant uj^ yiiei|lard d^nt Và^f»^ fil frissonner le duc.
— §i#it-y#iier ! s'4(^a4ril , vieiiir^la partager ma fio^tune?^
ypjflju^ que le visage d^ c^ b^Run^ vénérable demeurait impassible :
— rif^ çl^rçbe pas ^ me oonyaiaçr*^ poursuivit le duc , mon parti est pris, iirévocaUefli^tpvif.
•r-U faudra pourtant, que vomnléefmtiim^ répo9^ le noutean ve^u.
Us entrèrent e9|8#ip))le dans une^ ebambve vpi^e^. Jc^^ de P^ierft, seigi|eur de SaÎMt- Y^l^T , cfi^tmfi d(e ^mèl> boiBuaiea d'arnss et chevalier de l'ordre dtt roî , était aifié à k €imille de Bourbon. U eonoaMMuit ks pièges dont on eiptouraitle connétable; il savait que François I**' devait avoir une esplicatîon avec lui au sujet de la duchesse d'Angonièpe; il
AvApémUmi ^ c|hI éMl aerrivé. Il se jeta Bnaat gettouiL de Boiirboir ; il le sti]|^plfà , fés iài^ mes tmx yëirc , ée YAtaa^t âé résolution etêe sottger ïkû ^êfyikoméeît qiA allait lè firajpiièir, airiL BàallkeurésangnoiiAi*èqu^fl€léfehatnaitstir la PlNinee» Boo^bèn pArbt ieitteiadft j^r lëè mp-plications du vieitiafdi '
— Éh! inoti cousifi, dit -il eti lé (Cessant sur son cœur , que veux-tu doée dpte fe deyiemie ? ils m'ottt tout priîs , j^é 'n'Aî pfus rien , je ne suis plus rien. Ils renient que fëxpirè dans l'oppl^obrèet daiis là tiiîsère! Tèi-iàéine, en me venant vofi*, nis sais -tu pas que tu en as &it assez j>otir t'ifttirei* leur Vengeance, s^l' né snMSsait pour ceta de tes vertus et de tes sei^ccs? Ta-t'ed, Saint-VaTlier f va-t'en et me laisse ! Songe que tu as une famille , une fllte eiéHe j tliane dé Poitiers , modèle de beaiitë et dé sagesse , que la cbrrûption de rhètel deè tdiiiriiellés h'a pés éprouvée jusqo^lei : Utefu soit loué! €aché-la bien ^ux regardé dii roi , el caché toi-niéme dans le pl^ proMid réffli dé ton ciseur l'amitié qîne t'ù' tfMpOttes , car ce iOnl RI des crimes , entends-ttrt qtt^ifei të feraiëiif expie*!^ , coÀiittë en d& jourllk* mé^lbfit ei^iertnes vfcibil^s.
CfBS prophétifues pfiroles aedîmiiHièreiiii en rien les nobles efforts de Saint-ValUer.poiir ramener le duc de Bourbon à ses devoirs^ Le connétable ne put obtenir qu'il qoittÂt le château de Moulins qu'an lui promettant de. ne pas pousser phis avant son prcijet sans pren* dre avis de sa vieille exp^ience.
Dès que Saint-¥allier se fut éloigné « le duc rentra dans la galerie ou ses partisans Tatten*daient : il les trouva tous impatienta de reoevoir Tordre du départ.
— Ne perdons pas un instant , dit-il; mon* sieur de Buren, j'aooepte les conditions que vous m'avez proposées. A mon tour, je dois m'engager euvers vous. Qu^on appelle sieur de Saint-Romain ! qu'il m'apporte scel ducal.
— Je venais vous le remettre , répondit d'une voix sourde le mari de Suzanne de Langenfeld, qui s'avança lentement au milieu des groupes animés dont la galerie regorgeait. Saint-Romain était pAle et abattu ; un feu.si* nistre. luisait sous ses paupières. La préoccupation de tous les esprits emp^ba que soii tmuble ejppéme ne fût remarqué $ tous les regards et tous les cœurs étaient tournés vers
Je eonnélable. Le due remit à Saiat-Romaiii le papier «pi- il avait reçu dé monàteur de 'fiu^ r^ :
— Pr«Qez oela, dit**il, tous, nyn fidèle ami. C'est ma tète que je conûe à votre garde! Maintenant, placez**Toii8 à cette table et éeri"vez.
— Je ne le pui» ^ monsieur le doc , reprit le jeune hotnme.
— Que signifie eelà ? trahiriezi-yousma eauae, Tons, Saint-Romani?
— Je quitte à l'instant votre château pour nfy jamais rentrer.
. Un cri d'étonnement ëclata parmi lés gens du connétable; onseire&tsait à croire qne cea paroles lussent sorties de la bouche de Saint** Romain. Personne n'ignorait de combiien dé fitveurs le duc avait comblé ce jeune holnme^ entré dans la maison de Bourbon mm autre fortune que son épée«<âes camarades Kentou^ r^^nt et le priessèrent de rétracta oe qu^'ii venait de dire. : il répata pour la. seconde fob les mêmes pwroles'r'^^ d'une voix haute et claire , afin que tout lemoode.l'entehdlt. Alors ebneun s'éloigna de l|ii. i'un lui.re|Nroeha,son ingratitude : ÎA sourit amènement et nerrépoo'»
Iil COKKBT. DS ItOCRBOir. T. I. 10
dît pu; un autre fan denfeuMiâ »'fl «vlôt peu» : il éè oontenta de hausser les filles. Il «llail se retirer , lorsque le duc l'appela et lui ctt-^ prima le désir de sareir au moins le motif de ee'btnBqnb abandoiii
--r G'esti tDus qui m'ordonoee de parlier^ monsieur le duc , s'écria-t-il , je vais vous sa*^ tisfoîfe. Eboutez tous^ messieurs. Puis, se tournant vers le connétable : -^ Monsieur lé ' duc , vous êtes mon bienfiiiftear ,.toui le monde ici sait cela ; je vous dois la chargé de gentil-» homme de votre ffiaisen, celle qui me teMifie la garde de votre sceau ducale les gages at* lacMs à cette place. Je ne porte pas un joyau, pas un vêtement qui ne piwnenne de rotri^ nnmificenee. Tout ce qui lait hriilcr tm homttiê dans le monde ^ tout ee qui «fttive lés yenr^le la^foule et la jaiousîé des envieux , je vous te doi«. Mais cb me donnant ces iNMÂfèts de la vanhés viws vms étes^payé ehèrement , mMsieur le dd^;' vous kn'aves pris un tréséi* que rieh ne me rendra dësormals : vous m^vet favî rheiinesrr. Vous tous^qui m^^coutss) tn*t« recréons dotie orv asssK létehe pour avoir froi^ dement(oatenlétce qu9 ponvdt me rapipKNmr cttfi^vtravs M en famgèssas l'nmour dema fensme
AllesseJ Mm «l'est tiânqm cpi'a^oQrsA'liiiisfia* liment je cannais juaqu'rà mon mexpéEétnee a élié éim^iti ; Dkm m*«at témaki que jj^âujeur* dlioi fleid^HMoft je Qom|n0|ids.l|i'4ig&îfi«ltûm det MVQMtiM» dottjt ni'« f«Himaiiri sms pévU gliiii d'iiu d'e«lre ¥)eiifl9 je vens k fardomie , i9»mmm. Je rend* à jwonsieur le duciout et ipie j'iâ jreçn de iuî dc^ia mon entrée dmip «a maison : rendez-mei vetre^tiine', aKaàieure, e'e^t tCdAt^ q¥K je yeus.emporter^'jet. adieu ! w^nsxie m^ Feverve«;jpiui. Mofttieiir ledhc:, ^e JMeu prolé^ vf^tare gleire !
En prQu eaçaat ces éeisiers mots, fiainii- Awmixi .tmwer»iik>gale«jtoBs j^^wa seul effim Ate teeilé pour leietemv; naiatoiis. les feptrds le sniFÎrontt jusqu'à se ip'îl^teiitîè* re9gientdi$j|N«r«, et il y pitt«iàte la re^ecibuiavse et mtietle adwration que fait ftenjones nattra on acte de conscience et d'honseaiw La ooo-!nfteble lut péniblement àffiacté de oetâe déplomble aeèoe eà cette Ma le plus ne^e nMe ne fol pas pour lui. JILaîs 11 :n*an»ît paf^ le,teHfi|i §to^é» ae'Ubser allerm penoliântde sa réviepîe ; eon «feuipset^paait far ia«t d'autvesen^ chroîlfti qo'il perdit bientôt le septânent de
— lia —
cette «oaTelle blessure* M ontâgnae^Tavsaaties eatràprëcipitaranent, botté, éperomié, et son fooetide voyage à la main.'
--^Hlfss eheraux sent prêts, mensieiir le due,;4fit-^il,|e pars pour rAllenHigne. Danspeu, si le Ciel me séeende, monsieur de Langenfeld et moi; BOUS TOUS rejoindrons sous les muiy de Mikn. Que votre étoile vous conduilse, mon* «eigneur 1 ajouta-t^il en se retirant après avov baisé la main du connétable.
Pompérant, à son tour^, entra tfons la galerie à l'instant où MonUgnaoTansannes en sortait ; il était accompagné de monsieur 40 Buren et du colonel' de Frundeberg.
)-^ Monsieur ledue^ dit Pompèrent, on a ras* semblé tout ce qui reste d'or au obAteau. Vos gentilsbmnmes et vos officiers ont fait verser leur épai^ne et leurs joyaux 4ians les coffi^es de vos trésoriers ^ ils n'ont voulu garder que leur armure et leur épée.
-^ Toute votre maison, monseigneur, est en armes, r^fwit le colonel Frundsberg, et n'attend piffs que le signai du départ.
— Fort bien, répondit > le connétable. Ne laissons pas an roi fe tempsde nous [Nrévenir. Bfessîcmrs , i^jouta^^Hil , pour p^ia d^ sûreté ,
aéfmmerU9m^. Cbieun gagnera : commet il le pottira le terriloire de l'Empereur , en Fran-* che-Gopité. Je jure pour ma part de ne re~ meure l'épëe au foorrean que le jour oik Frwçois de Yaloîs m'aura demandé grâce 1 Et, peur <pie je n'oublie pes le serment que j'ai fait ioidevaat vous , on brodera sur mon étendand un estoc flamboyant avec le mot ^êpéranee aurdessous.
Tandis que le connétable et ses partisans s'apprêtaient à gagner la campagne, Saint- Romain sortait du cbàteau , à pied, vêtu d'un simple habit de drap , son épée au côté , sans même un domestique à sa suite, dansée même costume de pauvre gentilhomme qu'il portait daq ans auparavant lorsque, pour la première fois, il était venu solliciter les bonnes grâces du duc son maître. Parvenu à la grille.des jardins, il jeta un coup d'<eil sur ce château de Moulins qui lui rappelait des sensations si diverses, et, secouant lapoussière de ses souliers pour ne rien emporter dans son exil qui pût lui rappeler cette terre maudite où son âme s'était si tristement flétrie, il disparut sous les épais ombrages de la forêt, sans savoir luimême oiî il portait ses pas.
quand U fut «rvèlé par ilne feoniMi à cli«?«l , qui accourait ep louteiiAtedamère ku. llfré- BÛt an reconnfôstant la yWlIe maiHAiaiite qui lui avait révélé la trahiaeii de ga femme. -^ Et âuzanne , lui crta-t-^Ue , Susaime vit eooore I Honnie faîMe et sans emsragty vous B'aves pas fMé la punir (
— Elle se débattait et me priait d'une ^oix ai lamentable ! répondit le jeune homme c je l'ai laissée fuir.
— Fuir aveq son amani ! repvtt la vieille.
Au moins la perte de Bourbon est assurée. Venez voir eomme sa destinée va l'emporter dans l'abime, le tratlve à sa patrie, lemeurtrier de mes enfiipts ! Demain le vainqueur ^ Mangnan ne sera plus qu'un rebeUe dont en ira voir la tèteàMontfa^oon I
— Ah ! interrompit Saint^Romain, il n'y a que les rois déchus et les démons qui puissent maudire ainsi. Qui doqo étes*vous?
(«a vieille parut se recueillir quelques instants , puis elle dit t — Mes aieuK portMont aussi une couronne autrefois : on les appelait dues de Milan. Puisse cette couronne que Charles-Quint et François f^ se disputent au-
jourdliui se briser entre leurs mains, et que ses éclats les écrasent ! Tel est le dernier yœu de CésaraVisconti !
En ce moment , on vit passer à travers les éclaircies des arbres une bande de cavaliers qui Élisaient partie de la suite du roi , et qui regagnaient le grand chemin de Moulitas à Lyon. Césara Yi^onti poussa vers eux son cheval.
— Oii voulez-vous aller? s'écria Saint-Romain en s'attachant à la bride du cheval.
— Tout racontera François 1*' ! répondit la vieille, avec un horrible sourire ; perdre le connétable, rendre sa fuite impossible !
— Vous n'irez pas, repartit Saint-Romain, qui lui ferma le passage.
' — Quoi ! c'est vous qui défendez le duc ?
— Que Dieu le frappe dans sa justice, il L'a bien mérité t mais sa gloire appartient à mon pays. Vous n'irez pas plus loin , vous dis-je, qu'il ne soit à l'abri de votre vengeance.
Les cavaliers eurent bientôt disparu ; Saint- Romain et la vieille cheminèrent jusqu'au prochain villageoi!i le jeune homme loua une mule pour escorter jusqu'à Lyon sa compagne de voyage.