‹ Le connétable de LuynesChapitre 107 sur 135 · I. Cors. Dcp. du 24 dcc · texte numérisé non relu

I. Cors. Dcp. du 24 dcc

La disgrâce du père Avnoitx. 253

seulement l'utilité, mais la nécessité de cet accommodement dont ne voulait pas entendre parler le parti d'action. Or le père Arnoux était le conseiller dangereux de cette politique à outrance. Il s'eiïbrçait de faire prévaloir des vues contraires à celles du connétable, toujours ferme dans son dessein d'abattre uniquement les protestants, en tant que faction politique, et non comme secte religieuse. ^Le père Arnoux était Torgane malheureusement trop influent de cette inflexible prétention du Saint- Siège, qui poursuivait le triomphe complet du catholicisme, sans se laisser arrêter par aucune considération tirée de Tintérêt du royaume ou de la royauté.

Quand le nonce approuve le zèle inconsidéré du Religieux, il est dans son rôle : « Monseigneur le nonce, écrit Tambassadeur vénitien *, pourchasse la guerre de tout son pouvoir, et proteste qu'il ne permettra point le paiement des subsides ecclésiastiques accordés par S. S., si Ton ne continue point la guerre. Et il est, en effet, déclaré dans les bulles que Targent doit être dépensé, moitié pour le siège de Montauban et moitié pour celui de la Rochelle ^ » Ainsi, dans sa folle témérité,

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