Amb. vén. Dép. n» 6, 23 nov
La disgrâce du pire Arnoux. ib^
plus avant, au milieu de la résistance des protestants du midi, après Texpérience désastreuse du siège de Montauban, et alors que les rebelles s'eilorcaient de fermer la retraite à Louis XIII, elle n'est pas susceptible d'être qualifiée autrement que de folie.
Les détails que nous donnent les Mémoires de Bassompierre sur la mauvaise humeur que le roi, depuis la dernière période du siège de Montauban avait manifestée à l'égard du connétable, sur les doutes, les inquiétudes qui s'emparaient parfois de l'esprit du favori malheureux, en face d'un maître qui aimait avant tout le succès, ont trop de précision et de vraisemblance pour être révoqués en doute *. Aussi est-il très-naturel que le duc de Luynes ait suivi avec une jalousie et une animosité que lui inspirait le souci de sa propre conservation, les menées du confesseur évidemment dirigées contre sa personne, mais manifestement aussi contraires aux intérêts de l'État. Cette réserve faite, nous admettons facilement l'influence des intérêts particuliers auxquels fait allusion le nonce, dans la disgrâce du père Arnoux.
Le résident florentin entre avec plus de subtilité et de pénétration encore que ses collègues au fond